Cérémonie de lancement des travaux de l’Ecole Centrale Casablanca (27/10/2014)

Cérémonie de lancement des travaux de l’Ecole Centrale Casablanca

Lundi 27 octobre 2014

Allocution de M. Charles FRIES,
ambassadeur de France au Maroc

C’est un plaisir pour moi d’être parmi vous aujourd’hui pour la pose de la première pierre de l’école Centrale de Casablanca.

C’est un jour important.

Important pour l’Ecole centrale qui créé ici, vous l’avez dit, sa troisième implantation à l’étranger, après les campus de Pékin et d’Hyderabad. L’enjeu est de taille pour ce prestigieux établissement, qui est en train de constituer un véritable réseau international. Un réseau capable de répondre à la demande d’un marché mondialisé qui cherche partout des ingénieurs disposant de multiples compétences ; des compétences techniques et managériales, mais aussi culturelles et linguistiques. Un réseau qui, pour les centraliens d’aujourd’hui et de demain, est un atout et bien sûr une chance.

Au Maroc, votre école, Monsieur le Directeur, est en terrain connu. Presque 500 Marocains sont passés par vos bancs ces dernières années et plus de 150 y étudient aujourd’hui. Le groupe des anciens centraliens – dont je salue le président M. Mustapha METAICH – saura vous servir de relais efficace dans le monde de l’industrie puisque plus de 40% d’entre eux y exercent leurs talents, accompagnant ainsi le programme d’accélération industrielle lancé par le Ministre Moulay Hafid ELALAMY.

C’est un jour important aussi pour le Maroc. La création de cette école montre à quel point le Royaume sait attirer ce qu’il y a de meilleur. C’est le signe de la grande vitalité de ce pays et de la confiance que placent en lui ses grands partenaires internationaux. C’est une nouvelle illustration de cette transformation de la géographie universitaire qui tend à faire du Maroc une plateforme en Afrique et en Méditerranée pour la formation supérieure des jeunes. C’est une étape concrète supplémentaire dans la création de l’espace de libre circulation du savoir entre les deux rives de la Méditerranée, que nous appelons de nos vœux depuis plusieurs mois en lien avec les autorités marocaines. Une preuve que dans l’espace mondial de la connaissance, il y a une place, et une place stratégique, pour le Maroc.

C’est enfin un jour important pour la relation entre le Maroc et la France.
Après le lancement de l’INSA – Euro-méditerranée il y a un mois à Fès, auquel j’ai eu le plaisir de participer en votre compagnie, Monsieur le Ministre [M. Daoudi], l’Ecole Centrale de Casablanca ouvre la voie à une série de « co-localisations universitaires franco-marocaines ». Nous comptons aujourd’hui pas moins d’une dizaine de projets extrêmement ambitieux qui associent des établissements marocains et français, qui délivrent des doubles diplômes et qui permettent d’offrir aux étudiants de ce pays et de toute l’Afrique le meilleur de nos deux systèmes d’enseignement et de nos deux cultures. Je pense en particulier aux projets impliquant l’Université Internationale de Rabat, HEC, l’Ecole des Mines, le CNAM. 
Il va de soi que ces projets devront être innovants. Ils ne pourront uniquement reposer sur des flux de professeurs français faisant des aller-retour entre la France et le Maroc ! C’est donc aussi de nouvelles modalités d’enseignement qu’il faut mettre en place. Elles passent, vous le savez, par le numérique : par la mise en place de salles immersives, par la création de MOOCs, par des « cours inversés »… bref, par toute cette panoplie d’outils qui transforment et facilitent la transmission du savoir.

Madame la Directrice, vous aurez donc à mettre en œuvre ce beau projet. C’est certainement une lourde responsabilité mais également un magnifique défi. Vous pourrez évidemment compter sur le soutien de l’Ambassade.
Je n’ai de toute façon aucun doute sur votre réussite. Je crois en effet savoir que vous avez été formée à bonne école… Une école Centrale qui plus est.

Je vous remercie.

Dernière modification : 27/10/2014

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