Conférences d’Amel Boubekeur au Maroc

Ces rencontres sont organisées par l’Institut français du Maroc, en partenariat avec le Centre Jacques Berque, dans le cadre de la Saison culturelle France-Maroc 2013 et de son cycle annuel de débat d’idées « Les révoltes et leurs lendemains : évolutions politiques, transformations sociales ».

Plus de deux années se sont écoulées depuis la révolution tunisienne et l’enclenchement d’une réaction en chaîne qui continue d’affecter l’état et le devenir des sociétés d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. La chute de certains régimes autoritaires a conduit à des élections qui ont généralement accouché de majorités islamo-démocrates. Globalement, les transitions n’ont toutefois pas encore abouti à une stabilisation des paysages politiques. Du point de vue économique et social, les écueils se sont par ailleurs multipliés. Chaque contexte national s’est en outre avéré singulier, ce qui n’a pas exclu toutefois l’incidence de facteurs régionaux et transnationaux. On pense en particulier à l’impact des médias satellitaires et des nouveaux médias, d’une part, à l’implication de pays comme la Turquie ou l’Iran, de l’autre.

Les chercheurs invités contribuent à nourrir la réflexion autour de ces questions d’actualité et nous présentent, en tant qu’homme ou femme de terrain, leur vision des événements récoltée au plus proche des peuples qui les vivent.

A cette occasion, Mme Amel Boubakeur, chercheur associé au Centre Jacques Berque, sociologue et spécialiste de l’islam politique, tiendra une série de conférences au Maroc. Retrouvez ci-dessous toutes les informations.

Présentation des conférences par thèmes :

- Salafisme et Islamisme au Maghreb

Meknès, lundi 28 octobre 2013, 18h30, Institut français

El Jadida, vendredi 1er novembre 2013,19h, Institut français

Les transitions politiques en cours au Maroc, en Algérie et en Tunisie ont eu un impact profond sur les mouvements salafistes et les partis islamistes de ces pays. Désormais au pouvoir et sortis de leur posture
oppositionnelle, les partis islamistes doivent faire face a une reformulation de leurs objectifs révolutionnaires ainsi qu`a la manière de conserver leur base sociale dont l`islamisation n`est plus exclusivement menée par leurs structures. Cette individualisation de l`islam politique semble profiter principalement aux mouvements
salafistes qui réinvestissent l`espace public et séduisent a travers leurs réseaux de solidarité un nombre croissant de jeunes marginalisés par les structures politiques officielles.

- La transition en Algérie et en Tunisie après les révolutions

Rabat, mardi 29 octobre 2013, 18h, Centre Jacques Berque

Si les processus de transition en contexte autoritaire ont été largement analysés depuis l’avènement des révolutions arabes, les régimes semi-autoritaires tels que celui de l’Algérie et le paradigme de ses transitions sans fin laisse perplexe. En considérant comment les promesses de transition faites par le régime algérien au début des années 2000 ont échoué, on peut cependant localiser deux changements politiques majeurs en cours dans le pays qu’il convient d’analyser. D’une part, l’effondrement actuels des consensus et institutions construits autour de la figure du président Bouteflika, accéléré par l’échéance des élections présidentielles de 2014. D’autre part, la reformulation des cultures de protestations et la multiplication des émeutes qui s’en suit.

- Transformation de l’Islam politique au Maghreb

Casablanca, jeudi 31 octobre 2013, 15h, Faculté de droit Hassan II

Dernière modification : 29/10/2013

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