Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes à l’annonce d’Israël de la rupture de ses relations avec le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES

Paris, le 27 mars 2012

 

Déclaration du porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, Bernard Valéro, à l’annonce d’Israël de la rupture de ses relations avec le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU

 

La France regrette l’annonce par les autorités israéliennes de la remise en cause de leur coopération avec le Conseil des droits de l’Homme, en réaction à l’adoption par ce Conseil d’une résolution instaurant une mission d’établissement des faits sur l’impact de la colonisation sur les droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens.
Ce texte a été adopté à une large majorité.

 

Nous nous exprimons régulièrement contre la poursuite de la colonisation, dont l’intensification est extrêmement préoccupante. La France condamne ce processus dont elle rappelle qu’il est illégal au regard du droit international. Nous considérons par ailleurs qu’il est contraire à la paix, l’extension délibérée et systématique des colonies menaçant la solution des deux États.

 

Il est indéniable que cette politique a un impact quotidien sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens. La mission d’établissement des faits aura pour objectif d’évaluer cet impact.

 

Comme l’a indiqué le président du Conseil des droits de l’Homme, il serait dans l’intérêt d’Israël de coopérer avec ce nouveau mécanisme, ne serait-ce que pour faire valoir sa propre analyse de la situation.

 

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Dernière modification : 30/03/2012

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