Droits de l’Homme

Les droits de l’Homme : une priorité de la coopération franco-marocaine

"La France veut être exemplaire, non pas pour faire la leçon mais parce que c’est son histoire, c’est son message. Exemplaire pour porter les libertés fondamentales, c’est son combat, c’est aussi son honneur."

François Hollande, Président de la République - débat d’ouverture de la 67ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, 25 septembre 2012

Les droits de l’Homme sont définis comme les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre condition et recouvrent de nombreuses thématiques.

JPEGLa protection des droits de l’Homme, tels que consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, se situe au centre des travaux de l’Organisation des Nations unies qui rappelle que ces droits sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés (Conférence mondiale des Nations unies). Ces droits font partie des valeurs fondatrices de la République française et de l’engagement international de la France.

Cet engagement se traduit par des actions sur le plan politique et diplomatique au niveau national, européen et international et se conjugue avec des actions de coopération et de soutien sur des thématiques prioritaires.

Ainsi, la défense des droits des femmes, la promotion de l’égalité femmes-hommes et la lutte contre les violences fondées sur le genre constituent l’une des priorités majeures de la coopération franco-marocaine.

La France est particulièrement attachée au respect et à la mise en œuvre de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW- 1979) et de son protocole facultatif, ainsi que des textes issus des conférences du Caire sur la population et le développement (1994) et de Pékin sur les femmes (Déclaration et Programme d’action de Pékin, 1995).

La France a adopté une stratégie "Genre et développement" en 2007. Depuis 2011, le Maroc bénéficie du troisième plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes. Dans ce cadre, le service de coopération de l’Ambassade de France a procédé à la signature d’une convention de subvention de 153 000 euros, soit un peu plus d’1,7 millions de dirhams, au bénéfice d’ONU Femmes pour la mise en œuvre du volet Maroc de ce Fonds de Solidarité Prioritaire.

La France soutient des associations impliquées dans la défense des droits des femmes et dans leur insertion socio-économique. Le service de coopération de l’Ambassade de France a ainsi appuyé des actions concernant le plaidoyer institutionnel pour la reconnaissance des droits des femmes, la lutte contre les violences faites aux femmes, la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, la scolarisation des filles ainsi que l’autonomisation économique des femmes.

La France est également engagée sur d’autres thématiques au Maroc  : l’abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre l’impunité, les détentions arbitraires, le respect des droits des femmes ainsi que la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Ces projets sont conduits en partenariat avec la communauté internationale, les organisations internationales ainsi qu’avec les ONG françaises ou étrangères.

Un Partenariat avec l’ONU Femme

Depuis 2004, Le MAEE soutient les actions de promotion et de protection des droits des femmes dans le monde arabe (Algérie, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Territoires palestiniens), en partenariat avec ONU Femmes. Il a soutenu à hauteur de 2,32 millions d’euros un projet qui s’attache à renforcer la connaissance ainsi que les capacités des institutions et ONG dans le domaine des droits des femmes et de la famille. En 2010, le MAEE met en place un projet du Fonds de solidarité prioritaire (FSP) sur la lutte contre les violences faites aux femmes d’un montant d’1,5 million d’euros. Ce FSP se concentre sur six pays d’Afrique sub-saharienne et du monde arabe. Au Maroc, le projet présenté par le réseau Anaruz a été retenu. Au niveau local, le réseau mène une action de proximité en direction des Femmes Victimes de Violence (FVV) à travers des sessions de dialogues, focus groupes, et de formation. Aussi, après une première phase où les efforts du réseau ont été concentrés à améliorer les services de proximité de centres d’écoute pour assurer un accompagnement de proximité des FVV, le projet ambitionne d’améliorer cet accompagnement en mettant l’accent sur l’autonomisation des femmes et le renforcement de leur leadership pour faire prévaloir leurs droits et les défendre. Au niveau régional, une campagne de plaidoyer est menée en faveur de la défense des DHF et l’institutionnalisation de la LCVFF, ciblant non seulement les décideurs au niveau central : ministères clés, parlementaires ; mais aussi le niveau local et régional.

Dernière modification : 25/09/2013

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