Les activités de l’AFD au Maroc

BILAN

Le Groupe de l’AFD intervient au Maroc depuis 1992 à travers plusieurs composantes :

•l’Agence Française de Développement,

•PROPARCO, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé,

•le Centre d’Etudes Financières, Economiques et Bancaires (CEFEB), Université d’entreprise,

•le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), dont l’AFD assure le Secrétariat

L’accord triennal franco-marocain 2007-2009 avait fixé pour l’AFD un objectif de 360 millions € en prêts souverains concessionnels et de 100 millions € en prêts non souverains concessionnels. Les autorisations d’engagements effectives ont été sensiblement supérieures et ont atteint (y inclus les concours non concessionnels) 715,6 millions € sur la période.

Les autorisations d’engagements nettes cumulées du Groupe AFD dépassent 2,7 milliards € au 31 décembre 2011, ce qui place le Maroc en tête de ses bénéficiaires. Ci-après le récapitulatif pour la période 2007-2012 :

Récapitulatif 2007 – 2012 (en millions €)

|
Autorisations
d’engagements |

AFD |

159,1 |

161,5 |

397 |

360,4 |

483,2 |

87,0 |
|
PROPARCO |

9,0 |

50,0 |

3,1* |

3,0* |

60,0 |

- |
|
FFEM |

1,5 |

0,5 |

0,9 |

- |

Total

|

Dans le cadre de l’harmonisation de l’aide, l’AFD a renforcé son partenariat avec la BEI et la KfW au travers de l’« Initiative mutuelle de reconnaissance des procédures ». Pour les projets dont elle est chef de file des bailleurs européens, l’AFD a mobilisé 33 millions € de subventions de la Commission européenne au titre de la « Facilité d’Investissement pour le Voisinage » (FIV) sur la période 2008-2010. Elle a également développé les cofinancements avec d’autres bailleurs de fonds – particulièrement l’Union européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Islamique de Développement (BID) et les coopérations espagnole (AECID), belge (CTB) et japonaise (JICA).

PERSPECTIVES}

Lors de la IXème « Rencontre de Haut Niveau » entre les Premiers ministres marocain et français du 2 juillet 2010, le montant des financements concessionnels de l’AFD sur la période 2010-2012 a été porté « à 600 millions € au minimum », dont 200 millions € pour la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Tanger-Kenitra.

Par ailleurs, l’AFD poursuivra le développement de ses concours « non souverains » : en 2011, 330 millions € ont ainsi été autorisés (sur un total de 481,1 millions €, cf. supra).

Sans exclure le financement ponctuel de projets, l’AFD vise à accompagner les politiques publiques par des aide programmes voire des appuis budgétaires sectoriels (éducation et santé). De plus, les concours accordés par l’AFD en 2011 sont très emblématiques puisqu’ils financent la mise en œuvre de plans sectoriels :

- Plan Solaire (prêt de 100 millions €, accompagné d’une subvention de 300 000 €), pour la 1ère phase du projet de centrale de Ouarzazate

- Pilier II (« agriculture solidaire ») du Plan Maroc Vert sous forme d’un programme d’appui dans le nord du Royaume (prêt de 50 millions €, accompagné d’une subvention de 300 000 €)

- Programme eau de l’OCP (prêt de 180 millions €), qui vise – en dépit du doublement de la production – à ne plus prélever dans la nappe phréatique à l’horizon 2020 (par le recours au traitement d’eaux usées et au dessalement d’eau de mer)

- Programme de plateformes industrielles intégrées et de technopôles (prêt de 150 millions € et subvention de 500 000 € en faveur de MEDZ, filiale spécialisée de la CDG) dans le cadre du « Plan Emergence » et du Pacte national pour l’émergence industrielle

OBJECTIFS ET ACTIVITES DE L’AFD AU MAROC}

La stratégie de l’AFD s’articule autour de trois objectifs principaux qui contribuent aux priorités nationales :

- Renforcer la compétitivité de l’économie et améliorer le contenu en emploi de la croissance : l’AFD appuie les initiatives en lien avec le Plan Emergence industrielle (MEDZ, 150 millions €) et accompagne les grands groupes marocains dans des opérations d’investissement (financement du minéroduc - 240 millions € - et du programme eau - 180 millions € - de l’Office Chérifien des Phosphates). Elle poursuit également son intervention en faveur de la modernisation et de l’amélioration de la compétitivité des exploitations agricoles et de la pêche, dans le cadre du Plan Maroc Vert (cf. supra) et du Plan Halieutis (Office National des Pêches, 27 millions €). En matière de formation professionnelle, l’AFD accompagne la politique du gouvernement, fondée sur trois principes : approche par les compétences, gestion des centres sectoriels de formation déléguée aux branches professionnelles et recours à l’apprentissage et à la formation en alternance en vue de favoriser l’insertion des « apprenants » : en complément des 22 centres de formation déjà financés dans 12 secteurs économiques (aéronautique, automobile, ...), l’AFD est disposée à étendre ses concours à de nouveaux secteurs (énergies renouvelables et efficacité énergétique)

- Réduire les inégalités sociales et territoriales, à travers des appuis aux secteurs de la santé et de l’éducation. Dans le domaine de l’éducation, les activités de l’AFD visent à soutenir la réforme du système éducatif marocain (« programme d’urgence 2009-2012 », 50 millions €). Dans le secteur de la santé, l’AFD a financé un programme d’appui à la régionalisation et au renforcement des soins de santé de base et accompagne la stratégie 2008-2012 du ministère de la santé sur les soins de santé primaire (aide budgétaire sectorielle de 35 millions €). L’amélioration des conditions de vie des populations, à travers l’aménagement de l’espace urbain et le renforcement des infrastructures et services de base est également une priorité pour l’AFD. Elle appuie les opérations de lutte contre l’habitat insalubre, d’aménagement de quartiers urbains et de développement de villes nouvelles à travers le financement du contrat programme (2008-2012) du holding Al Omrane (50 millions €). Elle accompagne également le développement et la modernisation des transports urbains dans les grandes villes (tramway de Rabat-Salé, 45 millions €). Dans la perspective de prêts directs en faveur des collectivités locales, l’AFD contribue au renforcement des capacités de gestion des communes et au développement des sociétés de développement local (SDL). Plus globalement, les opérations de l’AFD visent la généralisation de l’accès aux services de base - eau, assainissement, éducation, santé…- mais aussi le désenclavement des populations rurales (2e programme national de routes rurales, 60 millions €)

- Favoriser une croissance durable et contribuer à la préservation de l’environnement. Dans le secteur de l’eau, les interventions de l’AFD portent sur : i) l’accès des populations aux services d’eau potable en milieu rural (20 millions €) ; ii) l’amélioration des performances des réseaux d’eau potable en milieu urbain afin d’optimiser la ressource (20 millions €) ; iii) le rattrapage des retards en matière de dépollution et d’assainissement (65 millions €), iv) la valorisation de la petite et moyenne irrigation et la promotion d’une agriculture pluviale plus respectueuse des sols agricoles (40 millions €). Dans le secteur de l’énergie, l’AFD accompagnera la nouvelle stratégie de développement des énergies renouvelables : elle apportera ainsi son appui au Plan solaire marocain (100 millions € pour la 1ere phase du projet de centrale solaire de Ouarzazate) et poursuivra sa coopération avec l’ONE en matière de transport d’électricité (50 millions €). Enfin, l’AFD pourrait développer son action en faveur de la préservation de la biodiversité (conservation de la cédraie de l’Atlas).

ACTIVITES EN 2012}

- Deux prêts souverains accordés en juin 2012 à l’ONEE :
•57 M€ pour le transport d’électricité ;
•30 M€ pour amélioration des performances du réseau d’eau

- Deux prêts non souverains à présenter aux CEE et CA des 7 et 8 novembre :
•50 M€ pour l’Agence Nationale des Ports pour financer partiellement le programme d’investissements des ports secondaires ;
•23 M€ pour Casa Transports pour le financement partiel du tramway de Casablanca

Ces 4 conventions devraient être signées lors de la RHN les 12 et 13 décembre 2012.

Par ailleurs, en termes de signature : LGV (220 M€ en juillet 2012) ; Ouarzazate, Plan solaire marocain (100 M€) en novembre 2012.

FINANCEMENT DU SECTEUR PRIVE PAR LE CANAL DE PROPARCO

- Le refinancement de banques locales, sous forme de lignes de crédit en devises à long terme, qui leur permettent de disposer de ressources adaptées pour financer les grands projets d’infrastructure et les investissements de la zone franche de Tanger (ligne de 50 millions € à la BCP) ; le développement des banques marocaines en Afrique sub-saharienne constitue une autre piste de partenariat

- Le financement d’entreprises marocaines en direct ou au travers de fonds d’investissement : Proparco est présente au capital de six fonds d’investissement (en direct ou via le fonds de fonds Averroès, co-géré avec la CDC) et a pris une participation dans le fonds PME Croissance

- Le financement d’entrepreneurs par le canal d’institutions de micro-finance, notamment au travers de garanties bancaires et de financements subordonnés (Fondation BP pour le micro-crédit : 10 millions €)

- L’apport de prêts longs et/ou structurés ou de quasi-fonds propres dans le cadre de grands projets d’infrastructures ou industriels impliquant des structures financières particulières (PPP, producteurs privés d’électricité, concessions) et nécessitant des ressources à long terme en devises

Les activités de l’AFD au Maroc - Fiches techniques :

- L’AFD et l’industrie

- L’AFD et la formation professionnelle

- L’AFD, l’agriculture et la pêche

- L’AFD et la santé

- L’AFD et le développement industriel de l’OCP

- L’AFD et le secteur de l’eau et l’assainissement

- L’AFD et le secteur de l’énergie

- L’AFD et l’éducation

- L’AFD et les transports

- L’AFD et l’habitat social

- L’AFD et les ONG au Maroc

- L’AFD et les collectivités locales

- L’AFD et la coopération décentralisée

- L’AFD et le développement solidaire

Dernière modification : 23/10/2012

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