Maroc / Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international à une question d’actualité au Sénat

Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question au Sénat (Paris, 15 janvier 2015)

Monsieur le Président Cambon,

Mesdames et Messieurs,

J’apprécie, comme chacun, le ton et le fond de votre question et je n’aurais pas pu m’exprimer mieux que vous.

En ce qui concerne la Turquie, elle est, vous l’avez très bien rappelé, elle-même très durement touchée par les phénomènes terroristes ; elle subit le contrecoup de ce qui se passe en Syrie. Il y avait eu quelques incertitudes ; mon collègue et ami, M. Cazeneuve, s’est rendu là-bas il y a quelques temps, des procédures ont été mises au point et maintenant je crois que l’on peut dire que les choses fonctionnent, qu’elles doivent fonctionner car nous avons absolument besoin d’une bonne coopération.

En ce qui concerne le Maroc, qui est - ai-je besoin de le souligner ? - l’ami de la France, de même que la France est l’amie du Maroc - vous êtes ici, les uns et les autres, suffisamment informés -, il y a eu au mois de février dernier - c’est donc quelque chose qui remonte - des incidents. Nous avons fait ce que nous pouvions pour essayer d’éteindre ces incidents. Les choses ne sont pas complètement rétablies mais c’est une nécessité absolue non seulement pour des raisons d’amitié que vous avez dites mais parce que, désormais, la coopération judiciaire, la coopération policière, ce n’est pas une option, c’est une obligation absolue par rapport aux phénomènes que vous avez décrits.

J’ai vu mon collègue, M. Mezouar, encore la semaine dernière. Nous nous sommes entretenus, nous avançons dans cet esprit de trouver des solutions pour rétablir les relations telles qu’elles n’auraient jamais dû cesser d’être avec le Maroc. Je compte me rendre, prochainement, personnellement dans ce pays qui, je le répète, est l’ami de la France

Dernière modification : 15/01/2015

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