Ambassade de France au Maroc
Service Culturel, Scientifique et de Coopération


- Cinémaroc n°1, avril 1998 -
Lettre d'information des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel

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Centre cinématographique marocain

CCM - Quartier industriel Avenue Al Majd - BP 421 - Rabat - Maroc Tél. (07) 79 81 10 - Fax (07) 79 81 05


 



CINEMAROC est une lettre d'information mensuelle publiée par le CCM, avec le soutien du Service culturel de l'Ambassade de France au Maroc.



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Le Centre cinématographique marocain
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Fonctions et attributions | Le laboratoire et l'auditorium |
| Le service de prestations | Les archives |
| La Cinémathèque marocaine | Fonds d'aide à la production cinématographique |



1. Fonctions et attributions

Le Centre cinématographique marocain créé en 1944 et réorganisé en 1977, a pour rôle principal la promotion de l'industrie cinématographique.

Il veille à l'application de la législation et de la réglementation concernant tous les métiers du secteur. En résumé, ses attributions sont les suivantes :
- contrôle de la production, de la distribution, de l'exploitation, de l'importation et de l'exportation des films cinéma et vidéo;
- contrôle des différentes entreprises du secteur, notamment les clubs vidéo et les salles de cinéma;
- création ou participation à la création de toute entreprise susceptible de favoriser le développement de l'industrie cinématographique;
- diffusion de la culture par le cinéma, notamment par un soutien aux ciné-clubs et à diverses manifestations cinématographiques;
- production, coproduction, distribution et exploitation de films cinématographiques et production d'un journal filmé, appelé "Actualités marocaines" qui parait mensuellement, se rapportant aux principales activités royales et gouvernementales;
- contribution à la formation professionnelle des techniciens du film.

Par ailleurs :
- Il délivre les autorisations d'exercice aux producteurs, aux distributeurs et aux exploitants de salles de cinéma, ainsi que les autorisations de tournage de films;
- la carte d'identité professionnelle aux cinéastes;
- les visas d'exploitation des films et ce après avis de la Commission nationale de contrôle de films.
- Il organise des rencontres et des festivals de films.
- Il enregistre et publie les actes et les conventions relatifs à la production, la coproduction et la distribution de films.
- Il propose au gouvernement des mesures d'ordre législatif et réglementaire intéressant le secteur, en concertation avec les professionnels de ce secteur.

En outre, il convient de signaler que des mesures d'encouragement sont prises en faveur des producteurs de films et des salles de cinéma.

Grâce à l'institution du Fonds d'aide à la production cinématographique en 1988, le CCM soutient le développement de la production, en accordant des aides financières par le biais de la Commission nationale d'aide aux projets de films de long et de court métrage ou films achevés tournés en 16 ou en 35 mm.

Quant aux salles de cinéma, elles bénéficient de l'exonération de taxes : pendant dix ans pour les salles nouvellement créées, et pendant cinq ans pour les salles complètement rénovées.


2. Le laboratoire et l'auditorium

Le CCM est doté d'un laboratoire et d'un auditorium.

Le laboratoire assure les travaux de :
- développement négatif et positif (16/35 mm);
- tirage négatif et positif;
- banc-titre pour la réalisation de génériques et trucages;
- montage positif et négatif.

L'auditorium assure les travaux suivants :
- montage sonore et optique
- doublage et mixage.

Le laboratoire et l'auditorium sont équipés de matériel moderne, qui répond aux normes internationales de l'industrie cinématographique.


3. Le service de prestations

Ce service assure pour le compte aussi bien du CCM que des producteurs nationaux et étrangers les opérations d'import et d'export de tout le matériel nécessaire au tournage et au traitement des films.

Le service assure également la gestion d'un matériel de tournage performant, pouvant répondre aux besoins de trois ou quatre productions en même temps :
- caméras et accessoires de prise de vues en 35 et 16 mm;
- magnétophones et accessoires de prises de son;
- matériel d'éclairage(HMI, lumière artificielle, arcs, câbleries, etc);
- matériel de machinerie (Dolly Elemack, chariots travelling, rails, praticables, etc).

Il met également à la disposition des producteurs une équipe de techniciens confirmés (cameraman, assistants, électriciens, machinistes, etc.)

Il aide aussi ces producteurs à obtenir, auprès des départements concernés, les autorisations nécessaires à leurs tournages.


4. Les archives

Le service des archives dispose de documents filmés datant de 1905 jusqu'à nos jours, soit 1 332 068 m (en format 16 et 35 mm).

Ces documents comprennent des actualités, des films de court métrage et des films de long métrage produits ou coproduits par le CCM.

Ce service assure aussi la conservation des négatifs des films produits par les sociétés privées.

Le CCM est membre de l'INNA-NEWS (Association internationale de la presse filmée) depuis 1961 ; il compte adhérer au projet PAXOS : entreprise commerciale, issue de l'association qui vise l'exploitation internationale des fonds d'archives.

Afin de faciliter les recherches et la circulation des archives à travers le monde, un projet commun d'information pour la création d'une banque de données est en cours, dans le cadre du PAXOS.


5. La Cinémathèque marocaine

La Cinémathèque marocaine a principalement pour objet de conserver le patrimoine cinématographique national et international, et de promouvoir la diffusion de la culture cinématographique.

A cet effet, elle est chargée notamment :
- d'acquérir, à titre onéreux ou gratuit, des films cinématographiques et de veiller, le cas échéant, à la restauration et au traitement des copies de films détenues par elle;
- d'assurer des projections publiques de films dans ses propres salles ou autres;
- de réunir tout document visuel ou sonore, tout document écrit, ouvrage, affiche ou objet ayant un rapport avec le cinéma, en vue de la constitution d'une bibliothèque, d'une sonothèque et d'un musée du cinéma ; - d'organiser des expositions, conférences ou outres manifestations ayant trait à l'histoire, l'art et la technique du cinéma;
- Entretenir des relations de coopération avec les cinémathèques étrangères ou des organismes similaires.


6. Le Fonds d'aide à la production cinématographique

Parmi les mesures d'encouragement mises en place pour promouvoir la production nationale, la plus importante est la création en 1980 du Fonds de soutien à la production cinématographique. Ce fonds a permis un progrès notable dans la production de films nationaux entre 1980 et 1986 ; c'est ainsi que 35 films de long métrage et 30 films de court métrage ont été produits et ce avec des aides d'un montant de 12 224 500 dh. Cette expérience a montré certaines limites au vu des objectifs visés lors de sa mise en place.

Pour permettre à ce fonds de mieux jouer son rôle dans le développement de la production cinématographique, le CCM, en accord avec la Chambre marocaine des producteurs de films, a proposé en 1987 une réforme pour que ce fonds puisse disposer de ressources nouvelles.

C'est ainsi qu'en 1988, les crédits du Fonds d'aide sont passés de 1800 000 dh en 1985 à 12 000 000 dh.

Un nouveau programme d'emploi a été adopté, qui a instauré l'aide sélective, soit avant, soit après production, selon les cas.

Cette aide varie de 500.000 dh à 2.500.000 dh pour les longs métrages et de 100 000 dh à 450 000 dh pour les courts métrages.

Le Fonds d'aide, ainsi institué, a permis à la cinématographie nationale de s'enrichir, de 1988 à juin 1995, de 30 films de long métrage et de 20 films de court métrage pour une aide globale de 40 857 500 dh.

De 1988 à 1995, il a été constaté que les ressources du Fonds d'aide ont diminué régulièrement, et ce pour des raisons multiples, dont la plus importante est la baisse des recettes des salles de cinéma. Ainsi le montant annuel revenant à la production est passé de 6 000 000 dh en 1988 à 4 000 000 dh en 1994, ce qui a contraint la commission d'octroi de l'aide à n'accorder un soutien qu'à deux ou trois projets de long métrage par an, sur environ une vingtaine de projets soumis à son appréciation, et autant de cours métrages. Cela étant, le ministère de la Communication, répondant aux doléances exprimées par la Chambre marocaine des producteurs de films, et pour aider à la relance de la production nationale, a accordé une subvention de 5 000 000 dh au Fonds d'aide, au titre de l'exercice 1994.

Compte tenu de ce qui précède, des amendements ont été apportés au décret instituant une taxe parafiscale sur les spectacles cinématographiques, et ce à partir du 16 juin 1994. les amendements ont permis au Fonds d'aide d'avoir une assise juridique plus adéquate.

Un arrêté du ministre de la Communication fixe l'utilisation du fonds, redéfinit la composition et le fonctionnement de la commission d'octroi de l'aide à la production, les conditions d'admission à cette aide, et arrête les critères de l'aide. C'est ainsi que les projets de films sont sélectionnés compte tenu de leur faisabilité et de la compétenceprofessionnelle de leur réalisateurs.

Les modalités de répartition de l'aide ont fait l'objet d'un protocole d'accord entre le CCM et la Chambre marocaine des producteurs de films.

 
 

Cinémaroc n°1, avril 1998 - Lettre d'information des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel