Ambassade de France au Maroc
Service Culturel, Scientifique et de Coopération


- Cinémaroc n°4, juillet-août 1998 -
Lettre d'information des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel au Maroc

| Que va devenir l'exploitation des salles au Maroc ? | Production-Distribution-Exploitation |
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- CinéMaroc n°4 -

La Falaise de Faouzi Bensaïdi (1998), photo de tournage

Que va devenir l'exploitation des salles au Maroc ?

Production | Distribution | Exploitation

Portrait : Mustapha Mellouk

 



CINEMAROC est une lettre d'information mensuelle publiée par le CCM, avec le soutien du Service culturel de l'Ambassade de France au Maroc.



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- Editorial -
Que va devenir l'exploitation des salles au Maroc ?

Ce secteur est en voie de disparition, chaque année plusieurs salles sont détruites, soit pour récupérer les terrains, soit pour déconfiture.

Adieu les années 60 et 70 où le cinéma était d'une rentabilité sûre ; le nombre d'entrées est passé de près de 50 millions de spectateurs à 16 millions actuellement.

Que peut-on faire pour sauver le secteur ?

- d'abord commencer par annuler toutes les taxes directes qui alourdissent l'exploitation : taxe pour le CCM, taxe pour l'entraide nationale, taxe pour le Bureau marocain des droits d'auteur;
- prélèvement à la source pour encourager la production nationale ; outre ces taxes, l'exploitant est soumis comme tout autre commerce à : la patente, les prélèvements sur salaires, l'impôt sur les sociétés.

A l'exception d'une vingtaine de salles dont les propriétaires disposent de moyens financiers, ce qui a permis leur restauration, le reste du parc tombe en ruine à cause du manque de disponibilités financières facilement accessibles.

La solution passe obligatoirement par l'exonération totale des taxes susmentionnées, et par la mise en train d'un financement approprié à un taux d'intérêt réduit, et remboursable par prélèvement sur les recettes hebdomadaires.

Il va de soi qu'un texte de loi doit être envisagé et promulgué pour encourager l'investissement dans ce secteur, à l'instar des pays voisins, comme l'Espagne, la Tunisie, où le cinéma s'est développé rapidement durant les cinq dernières années.

En conclusion, tous les professionnels des trois secteurs (production, distribution et exploitation) doivent se donner la main en accord avec l'Administration de tutelle, pour résoudre les problèmes de l'exploitation, car sans salle, nous n'aurons que les paraboles, la télévision et les cafés.

Moulay Ahmed Drissi
Président de la Chambre marocaine des salles de cinéma

 
 

Cinémaroc, n°4, juillet-août 1998 - Lettre d'information des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel