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Service de Coopération et d'Action Culturelle


- Ciné Maroc n°9, Janvier-Février 1999 -
La lettre d'information des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel au Maroc

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| Portrait: Ahmed Housni, directeur du festival de Tétouan | Festival international du cinéma méditerranéen de tétouan |
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- CinéMaroc n°9 -

Ahmed Housni
Ahmed Housni,
directeur du festival de Tétouan

Du cinéma, de la télévision, de l'audiovisuel

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Exploitation

Portrait: Ahmed Housni, directeur du festival de Tétouan

Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan


 



CINEMAROC
est une lettre d'information mensuelle
publiée par le CCM,
avec le soutien du Service culturel de l'Ambassade de France au Maroc.



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- Portrait -
Ahmed Housni,
directeur du festival de Tétouan

Du 2 au 9 avril 1999, se tiendra à Tétouan la Xe édition des Rencontres cinématographiques de Tétouan devenues à partir de cette session le Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan. Ahmed Housni, directeur du festival, nous explique, dans cet entretien, les raisons de cette évolution ainsi que les principales activités qui vont caractériser cette édition.

Comment évoquez-vous les débuts de l'Association Les Amis du cinéma de Tétouan ?

L'Association des Amis du cinéma de Tétouan a été créée grâce à l'initiative d'un groupe de cinéphiles qui a créé auparavant le ciné-club de Tétouan qui a contribué, à son tour, à la fondation de la Fédération nationale des ciné-clubs du Maroc (FNCCM) dans les années 70.

Certains avaient malheureusement misé sur notre échec et l'essoufflement de notre action. L'histoire nous a donné raison car depuis cette date l'Association n'a pas cessé de rayonner. Nous récoltons aujourd'hui le fruit de notre persévérance.

Comment fonctionne l'Association, en d'autres termes, quelles sont ses principales attributions ?

Il faut dire que nous ne travaillons pas, au sein du Secrétariat permanent, selon une structure administrative rigide. Ce qui nous réunit d'abord, c'est l'intérêt porté au cinéma. En plus, chaque membre au sein du comité de direction, dispose d'une initiative et participe ainsi à la dynamique du groupe. Le cinéma est un peu cela : une équipe au service d'un projet.

Quelle place réservez-vous au cinéma marocain ?

Les Rencontres cinématographiques de Tétouan ont, depuis leur création, réservé une place de choix au cinéma marocain. Le festival prochain va privilégier davantage la rencontre entre les professionnels du cinéma marocain et leurs homologues méditerranéens. D'autre part, le cinéma marocain a connu pendant ces dix dernières années un essor considérable tant au niveau de la quantité que de la qualité. Cela mérite une attention particulière de notre part.

À ce propos, et afin de dresser un bilan d'évaluation rationnel, le festival publie un ouvrage sur la question.

Vous êtes passés du statut de Rencontres cinématographiques à celui de Festival international. Qu'est-ce qui explique ce changement et quels en sont les risques ?

Le Festival de Tétouan est d'abord une manifestation culturelle, le colloque, comme celui sur " le cinéma et l'immigration ", ainsi que les débats qui accompagent les sessions sont désormais une tradition. Le festival conservera son caractère convivial malgré l'instauration d'une compétition.

Le fait de passer de Rencontres à la tenue d'un Festival international s'explique par l'ampleur de plus en plus grande de chaque session au point de nécessiter à chaque fois plus d'énergie, plus de moyens.

En plus, les rencontres se tenaient déjà selon les normes d'un festival. Il ne manquait plus que la compétition pour changer de nom. Et je pense qu'on n'a pas pris de risque à ce niveau, car l'idée du festival s'imposait d'elle-même.

Cependant, il faut avouer que les contraintes budgétaires nous ont souvent obligé à apporter des modifications sur notre projet culturel. Ceci est inévitable. Nous souhaitons disposer à l'avenir d'un budget stable.

L'invité de la Méditerranée pour la prochaine édition sera " Le Cinéma iranien ". Qu'est-ce qui a motivé de choix ?

Le cinéma iranien n'est pas, à vrai dire, une nouveauté puisque le Festival consacre au cours de chaque édition, une section réservée à un cinéma méditerranéen. Cela n'empêche que le cinéma iranien s'impose de plus en plus dans les festivals internationaux par la qualité de films proposés et souvent récompensés. Des cinéastes tels que Kiarostarni, Makhlabaf, sont des habitués des festivals.

L'autre raison est que le film iranien est très mal diffusé à l'étranger, en dehors des semaines de films organisées ici et là. Pour notre part, nous jugeons utile de donner l'occasion au public tétouanais, qui est un public de grand goût, de côtoyer un cinéma de qualité, entre autres.

Un dernier mot ?

Par rapport aux éditions précédentes, la prochaine session connaîtra un grand changement par l'organisation d'une compétition. Loin de l'esprit compétitif, au sens étroit du terme, nous avons la certitude que cette compétition participera au rayonnement cinématographique et culturel du Maroc. Nous rêvons de faire de ce festival un rendez-vous cinématographique important de la Méditerranée. Tout le monde doit participer pour relever ce défi.

Entretien réalisé par A.Z.

 

Cinémaroc, n°9, janvier-février 1999 - La lettre d'information des professionnels du cinéma et de l'audiovisuel