Valorisation des produits et optimisation des procédés de recherche
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Interventions
M. LAHJOUJI, Président de la Confédération Générale des Entreprises Marocaines.![]()
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Je vais essayer de vous expliquer les quelques raisons qui justifient l'absence de cette coopération entre l'université et l'entreprise. Il faut se rappeler que l'entreprise marocaine est très jeune. Elle date de 30-35 ans d'une part et, d'autre part, que la dimension de l'entreprise marocaine et le tissu industriel sont constitués de petites et moyennes entreprises. Il y a des caractéristiques, il y a des avantages dont on parlait tout à l'heure. Il y a également un troisième facteur, c'est que l'entreprise marocaine a évolué dans un contexte économique qui, bien que libéral, bénéficiait d'une protection douanière qui a été ciblée, voulue politiquement, pour permettre à l'entreprise marocaine d'évoluer et pouvoir donner au Maroc un outil de production. Voilà les raisons pour lesquelles il était difficile d'imaginer dans ces conditions un partenariat de recherche entre l'entreprise marocaine et l'université.
Aujourd'hui, la problématique a complètement changé. Le Maroc a signé des accords, l'accord du GATT, l'accord de l'Association de l'Union Européenne, et la compétitivité à travers la globalisation des économies est devenue le seul langage possible. Aujourd'hui, l'entreprise marocaine doit devenir compétitive pour survivre. Or, nous savons que la compétitivité ne concerne pas que l'entreprise marocaine ou française. La compétitivité aujourd'hui est globale. Elle concerne l'ensemble du Maroc, et comme il s'agit de l'université et de l'entreprise, on dira que la compétitivité concerne l'entreprise et l'université. L'élément formation est un élément fondamental qui a son importance au niveau de la compétitivité, qu'il s'agisse de la qualité ou qu'il s'agisse de l'optimisation. Aujourd'hui, nous sommes devant des défis qu'il faut relever. Jusqu'ici nous n'avons pas eu de moyens de communications entre nous. Nous n'avions pas de passerelles qui nous permettaient de communiquer et de mettre en pratique les deux richesses, aussi bien les richesses intellectuelles que les richesses matérielles. Maintenant, nous n'avons plus le choix : il faut absolument que l'entreprise ouvre ses portes à l'université.
Qui aurait dû faire le premier pas ? J'avoue qu'on aurait pu attendre de l'université le geste de venir nous bousculer. On vous invite à venir nous bousculer. Je pense que l'entreprise marocaine a besoin du savoir-faire que peut véhiculer le scientifique de l'université. Nous allons faire appel à vous, mais je pense que nous devons ensemble imaginer un mécanisme, ensemble imaginer des passerelles qui doivent nous permettre de nous rencontrer fréquemment et pour cela vous devez, je le dis, vous devez venir, nous allons vous faire une invitation, je le fais tout de suite à Monsieur MASLOUT. Le mois prochain nous allons vous inviter, nous allons avoir l'honneur de recevoir un certain nombre de chercheurs. De même que l'université de Montpellier a mis en place un outil de communication, nous allons ensemble construire, créer cet outil de communication pour vous permettre de communiquer aux entreprises ce que vous pouvez leur apporter. Car aujourd'hui il ne s'agit plus de dire, comme on pouvait le penser autrefois, que l'entreprise possède l'argent et l'université le savoir-faire. Il s'agit aujourd'hui de mettre en oeuvre les deux richesses, aussi bien intellectuelles que matérielles, et de voir de quelle manière nous pourrions évoluer ensemble.
Merci, je répondrai à vos questions tout à l'heure.
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Table ronde, Valorisation des produits et optimisation des procédés de recherche
Valorisation de la recherche et le transfert des savoirs entre l'université et l'entreprise au Maroc