Valorisation des produits et optimisation des procédés de recherche

Interventions
M. RAPEAUD, Président Directeur Général de Manuplast et Président de la Chambre de Commerce d'Alençon.

 

Je reprendrai ce que disait Monsieur M'RABET, que le commerce était le fer de lance du développement économique. En 83, dans l'Orne, 300.000 habitants, zéro kilomètre d'autoroute et un BTS, c'est-à-dire 30 à 40 élèves. Aujourd'hui, l'autoroute est en voie d'être installée et on a un peu plus de 1.500 étudiants. Je voudrais faire quelques rappels sur le plan économique, qui rejoignent ce qui a été dit tout de suite, sur les mutations que l'on vit tous. D'abord, la mondialisation de l'économie, qui a pour conséquence la diffusion extrêmement rapide, et je dirais instantanée, des technologies. Une concurrence qui s'exerce entre les hommes, les entreprises mais aussi les territoires. La capacité à exploiter au maximum les possibilités des équipements et des technologies qui sont disponibles me paraît devenir un enjeu majeur.

Le deuxième point, c'est que le développement de l'information s'est fait à un point tel qu'aujourd'hui le diplôme est insuffisant, insuffisant pour assurer un emploi et insuffisant pour avoir une rémunération. Ce qui fait la différence et ce qui fera sans doute la différence de plus en plus, ce sera la compétence, l'intelligence dans le métier. D'où le développement des formations par alternance. Mais c'est aussi la capacité à mobiliser les connaissances que l'on peut trouver évidemment dans les centres de recherche et intégrer dans l'entreprise.

Le troisième point, c'est que l'offre de produits, devenue largement supérieure à la demande, a transformé considérablement la concurrence. Les entreprises sont ainsi soumises à produire toujours plus, toujours mieux, toujours moins cher, et dans des délais toujours plus courts. On a le même phénomène par rapport au renouvellement des produits et à l'amélioration des process. De ce point de vue, je suis convaincu que la synergie entre la recherche et l'industrie est le facteur de compétitivité pour l'avenir, c'est ce qui fera la différence.

Dans la plasturgie en France, l'entreprise moyenne est de 28 salariés. Donc c'est vraiment la PMI. Cette profession s'est mobilisée pour rénover, renouveler complètement l'ensemble des formations. Aujourd'hui, elle aborde d'une façon qui est analogue le transfert de technologies. Pour nous, la manière dont nous l'aborderons sera une démarche collective de la profession en s'efforçant partout de travailler ensemble. D'abord, dans nos établissements de formation où l'on souhaite développer l'esprit d'innovation et aussi l'utilisation au service des entreprises de tous les moyens existants sur les sites. Et puis, dans l'entreprise qui offre des stages avec toujours comme objectif de donner des sujets qui participent à la solution de problèmes au sein de l'entreprise. Ainsi, les hommes se connaîtront, et en se connaissant on progressera tous ensemble. Sans doute faudrait-il aussi admettre qu'au fond le transfert de technologies est à tous les niveaux, et il commence au CAP.

Merci beaucoup.

 


Table ronde, Valorisation des produits et optimisation des procédés de recherche
Valorisation de la recherche et le transfert des savoirs entre l'université et l'entreprise au Maroc