prix grand atlas 1997

Gravure signée Ahmed Amrani, remise aux lauréats du Prix Grand Atlas 1997





Gravure signée Ahmed Amrani
A la veille de la remise des Prix Grand Atlas Maroc, un coup d'oeil sur les photos de famille des éditions précédentes et un mot sur les particularités du cru 1997.

En six ans, les prix décernés par le Service culturel de l'Ambassade de France au Maroc ont déjà composé une bibliothèque idéale qui honore les auteurs et les éditeurs de ce pays.

Cette année, le palmarès sera signé par Bernard Pivot, figure emblématique du livre français, dont le regard se posera sur des livres marocains, en français. Avant lui, de François Nourissier à Jean Daniel, de Maurice Rheims à Jean d'Ormesson, académiciens, journalistes et écrivains de renom ont consacré des dizaines d'essais, de romans et d'albums par l'hommage des jurys francomarocains qu'ils ont présidés. Et le recul du temps nous prouve qu'ils ne se sont pas souvent trompés : au fil des ans et des Prix Grand Atlas, les auteurs sélectionnés se sont affirmés et leur notoriété a été confirmée.

Au Maroc, le monde du livre bouge ! Et les livres eux-mêmes ne tiennent pas en place. La preuve : ils s'exportent. Vers la France, le Canada et les pays d'Afrique, plaçant ainsi le Maroc - ses auteurs et ses éditeurs - parmi les principaux acteurs dans ce grand concert des nations qui ont le français en partage.

En participant, avec les Prix Grand Atlas, à la promotion des livres marocains, l'Ambassade de France soutient aujourd'hui le dialogue des langues et des oeuvres ainsi que le partenariat des cultures dans leur lieu d'élection privilégié : le livre.

Notre objectif est clair : quels que soient les lauréats, tous les livres présents dans la compétition doivent se partager les fruits et l'édition marocaine tout entière se voir décerner la palme.

Un simple aperçu dans les pages qui suivent montre bien qu'elle la mérite : qui aurait pu croire qu'en trois ans seulement - délai séparant le Prix de cette année de la précédente compétition réservée aux albums - les éditeurs marocains auraient pu aligner une telle « pléiade » de beaux livres, dont on sait combien ils sont lourds à réaliser et particulièrement risqués eu égard à la relative étroitesse du marché national ?

Nous avons souhaité, cette année, un jury composé de personnalités aussi riches et diverses que la liste des ouvrages qui lui sera soumise. Et, toujours soucieux de faire en sorte que les livres, la grâce de les aimer, de les utiliser, de les juger, ne soient pas réservés à quelques-uns mais partagés par le plus grand nombre, nous entendrons, outre le verdict du jury habituel, les voix d'un jury des lecteurs - ou des spectateurs, puisqu'en l'occurrence, avec ces livres, il s'agit aussi d'images. . . Des urnes placées dans les Instituts français de Casablanca, Meknès et Rabat, ainsi que dans la salle d'exposition de notre Service culturel permettront pour la première fois de recueillir les suffrages de ceux qui auront fait leur choix parmi les ouvrages présentés. Là encore, tout le monde - ou presque. . . - gagnera, puisque cinquante votants tirés au sort recevront le titre qui aura réuni la majorité des suffrages.

Que vienne sans tarder le partage de ces livres : colorés, surprenants, conviviaux, destinés à passer entre mille mains et sous mille regards ! Des livres répondant aux besoins de la cité et fruits des artisans de produits de première nécessité que sont les éditeurs!

Michel de Bonnecorse
Ambassadeur de France au Maroc