
Crée dans les années 30, ce musée abrite les trouvailles archéologiques mises au jour dans les
différents sites fouillés à l'époque, notamment ceux de Volubilis, Banassa, Thamusida.
Sa vocation est de présenter, à travers les vestiges qu'il renferme, l'histoire du Maroc depuis la préhistoire
jusquà lépoque islamique : des outils des hommes préhistoriques au mobilier néolithique, des
inscriptions libyco-berbères à la splendide collection des divinités romaines, de la statuaire en
bronze ou en marbre à la céramique des premières cités de lépoque islamique. Tout un éventail
dobjets, doutils y trouvent place notamment les bustes en bronze de Juba II,
de Caton, sans oublier des chefs doeuvres comme les statues de léphèbe couronné, le vieux pêcheur, le chien de
volubilis...
Présentation de lexposition
Cet espace est destiné à présenter temporairement des exposition consacrées aux résultats de la
recherche archéologique au Maroc.
La reprise des prospections programmées enrichit considérablement nos connaissances en
apportant de nouveau documents sur les civilisations anciennes du Maroc.
De nombreuses civilisations préhistoriques sont connues au Maroc. Chacune est caractérisée par un outillage spécifique.
La plus ancienne de ces civilisations est la Pebble-culture connue notamment à Arbaoua, Douar Doum, et à Casablanca.
La civilisation acheuléenne, à laquelle se reportent les anciens restes humains - les Atlanthropes découverts au Maroc (Homme de Sidi Abderahmane, de Rabat et de Salé), se trouve dans de nombreux gisements : à Sidi Abderrahmane, à Casablanca, à Daya El Hamra près de Tiflet...
Plus tard apparaît lhomo sapiens archaîque responsable de la civilisation moustérienne (homme de Jbel Irhoud). La civilisation atérienne est spécifique du Grand Maghreb : les seuls témoins humains ont été mis au jour au Maroc (homme atérien de Témara, de Dar Es Soltane et dEl Harhoura). Liberomaurusien est représenté dans de nombreux gisements notamment à Taforalt.
Avec le néolithique apparaît un nouveau mode de vie, basé sur lagriculture et lélevage, de
nouvelles techniques ( céramique, pierre polie) ainsi que lart rupestre.
Parmi les sites les plus importants on retient les grottes de la région de Tanger et de Tétouan, les
nécropoles dEl Kiffen et de Skirat.
La civilisation protohistorique est surtout connue par lart rupestre du Haut Atlas. La hache de cuivre de loued Akreuch et lépée de loued loukos en sont les seules témoins archéologiques actuellement connus.

Gravure rupestre (fin du Néolithique ou âge du bronze)
Les premiers contacts du Maroc avec lislam date du VIIème siècle après J.-C. Très vite, la religion musulmane est adoptée et le pays devient un de ses plus fervents défenseurs.
Les témoins matériels de lhistoire du Maroc musulman sont innombrables et variés. Linvestigation archéologique qui en révèle limportance et les caractéristiques nen est encore qua ses débuts ; Mais déjà, les quelques sites fouillés - dont certains sont présentés pour la première fois - apporte la preuve dun patrimoine riche et varié, où se rejoignent le génie autochtone et lapport islamique : al Maghreb al-Aqsa (le Maghreb extrême) était véritablement un des foyers les plus actifs et les plus prospères du monde musulman.
Le site de Sala-Challah est lexemple dune ville mauritanienne et romaine active et prospère (jusquau IVème siècle après J .-C.), devenue au XIIIème siècle une nécropole royale. Les fouilles y ont révèlé maints aspects de sa première grandeur tandis que les vestiges islamiques y témoignent dun art de bâtir marqué par la finesse et la richesses de certains thèmes du décor architectural.
Salle 3 - 1er étage -Civilisations préislamiques :
Les pièces les plus prestigieuses des collections provenant des fouilles de Mogador, Volubilis, Banasa, Thamusida, Sala, ont depuis longtemps été regroupés au Musée Archéologique de Rabat. Elles sont actuellement présentées en fonction de grands thèmes qui rendent compte des principaux aspects des civilisations prérslamiques au Maroc.
La présence des phéniciens, puis des carthaginois, est attestée sur les sites côtières, jusqu'à Mogador. Entre le IIIème et le Ier siècle avant J.-C. se développe une civilisation mauritanienne, connue en particulier par les céramiques peintes fabriquées à Banasa, le royaume de Juba et de Ptolémée, derniers rois de Mauritanie, est en relation avec le reste du bassin méditerranéen, et se trouve sous influence romaine. Les cités de Sala, Volubilis, Lixus, Tingi, Tamuda, sont déjà des centres urbains à cette époque.
A partir de la création de la province romaine de Mauritanie Tingitane, lempreinte de Rome se manifeste dans lurbanisme des cités, lorganisation du dispositif militaire, la mise en valeur des territoires. Les fouilles ont mis au jour de nombreux témoignages de la vie publique et privée des hommes de cette époque ; elles ont également fait ressortir la part doriginalité qui distingue la province de Mauritanie Tingitane des autres provinces du monde romain.