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Il paraît que ...
Année du Maroc en France: J - 300
Le 5 mars dernier, les couloirs du ministère des Affaires Etrangères à Rabat ont été envahis par une petite foule qui éprouvait quelque difficulté à s'orienter dans des lieux qui ne lui sont guère familiers: Monsieur Taj Eddine Baddou, Haut-Commissaire de l'Année du Maroc, recevait l'AMPL et les éditeurs marocains.
Une telle rencontre était devenue nécessaire, voire urgente: si le livre est bien sûr célébré dans chacune des declarations officielles consacrées à cette manifestation, ce qui ne constitue certes pas une information "en soi", les éditeurs ont désormais besoin de savoir dans quelle mesure - et pour quels projets - la structure mise en place leur permettra de démultiplier leurs efforts pour produire et promouvoir leurs ouvrages. De son côté, M.Baddou souhaitait apprécier d'une maniére plus exacte le "gisement éditorial" dont bénéficieront les manifestations culturelles projetées dans ce cadre. C'est le Docteur Sijelmassi, 1'éditeur de "Civilisation Marocaine" et de "Mémoire du Maroc" parmi d'autres succès, qui résuma la situation en posant crûment la question qui bourdonnait dans la tête de la plupart des participants: "Sommes-nous 1à pour vous dire, Monsieur le Haut-Commissaire, ce que nous apporterons en obole à l'Année du Maroc, ou bien pour vous écouter nous annoncer comment vous nous aiderez à mieux y participer?.." Sans éluder la question, le diplomate qu'est M. Baddou n'y apporta pas de réponse immédiate, en assurant qu'il fallait compter non seulement sur des fonds publics, mais aussi sur le mécénat suscité par la visibilité d'une telle opération et qu'il serait, pour sa part, bientôt en mesure de définir le budget mis à la disposition des projets éditoriaux directement suscités par cette Année du Maroc en France.
Devant ce verre que chacun pouvait, a son gré, considérer comme à moitié vide ou à moitié plein, la discussion reprit autour d'une suggestion faite à l'AMPL par le responsable du Bureau du Livre de l'Ambassade de France: que le "Label : Année du Maroc", souvent évoqué, ne soit pas seulement utilisé comme un argument de promotion, mais aussi comme un outil commercial. Ainsi, les éditeurs pourraient-ils s'accorder pour constituer un ensemble d'une centaine de titres représentant une sélection choisie de la production éditoriale du "Maroc 1999". C'est cette "malle", chargée dans la "Caravane du Livre marocain" qu'on verra remonter de Casablanca à Paris avec son cortège d'auteurs, qui accompagnerait chacune des expositions, chaque débat, chaque spectacle organisé sous 1'égide de "l'Année" et qui serait proposée par un diffuseur unique aux libraires français désireux d'exposer et de vendre - à des conditions privildgiées - ce "Catalogue-Maroc". Une séduisante hypothèse de travail qui rencontrera, nous n'en doutons pas, le meilleur accueil auprès des amis du Maroc, nombreux dans I'hexagone ...
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