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VIII - La vergence des lentilles minces :
1- La définition de la vergence d'une lentille mince :
La vergence C dune lentille mince est linverse 1/f de sa distance focal.
Lunité de vergence est la dioptrie ( d ); on obtient la vergence exprimée en dioptrie en mesurant la distance focal en mètre :
C ( dioptrie ) = 1/f ( mètre)
Dans cette relation, on convient de considérer f comme la valeur algébrique de la distance focale, positive si la lentille est convergente, négative si elle est divergente ; il en résulte évidemment que
1- L'expression de la vergence d'une lentille mince :
La vergence dune lentille mince est liée, dune part à la forme ( convexe ou concave ) et aux rayons de courbures de ses faces, dautres part à lindice n de sa substance.
On démontre, en effet, quelle sexprime par la relation algébrique :
C = 1/f = ( n-1 )( 1/R + 1/R ) |
||
Avec R, R et f en mètre et C en dioptrie. |
Dans laquelle les rayons de courbure R et R doivent être comptés :
Compte tenu de cette convention de signe, la présente relation sapplique à toutes les lentilles minces convergentes et divergentes.
Dans le cas dune lentille possédant une face plane, on peut considérer celle-ci comme une portion de sphère de rayon R infini ( doù : 1/R = 1/µ = 0 ), ce qui conduit à lexpression plus simple :
C = 1/f = (n-1)/R
1- La vergence d'un sytème de lentilles minces accolées :Considérons le cas simple de deux lentilles convergentes suffisamment minces pour que, placées lune contre lautre, leurs centres optiques soient pratiquement confondus en O.
Soit un point Objet A sur laxe principal commun aux deux lentilles :
La lentille L1 , de distance focal f1, si elle était seule utilisée, donnerait De A une image réelle A1 telle que :
1/p + 1/p = 1/f1 (1)
Pour la lentille L2 , de distance focale f2, cette image A1 devient un objet virtuel dont elle donne limage définitive A ; nous avons donc, en comptant maintenant négativement le segment OA1 ( valeur algébrique ), puisque A1 est virtuel :
1/-p1 + 1/P = 1/f2 (2)
Ajoutons (1) et (2) membre à membre :
1/p + 1/p = 1/f1 + 1/f2
posons :
1/F = 1/f1 + 1/f2 (3)
nous retrouvons la formule de Descartes relative à une seule lentille :
1/p + 1/p = 1/F
ainsi, le système des lentilles accolées équivaut à une lentille unique de distance focale F, liée à
f1 et f2 par la relation (3).Si nous désignons par :
C1 la vergence 1/f1 de L1 ;
C2 la vergence 1/f2 de L2 ;
C la vergence de 1/F de la lentille équivalente au système ;
La relation (3) sécrit :
C=C1 + C2 (4)
Nous aurions pu accoler ainsi deux lentilles minces quelconques, convergentes ou divergentes ; nous serions arrivés à la même relation entre les inverses des distances focales et, par suite, entre les valeurs algébriques des vergences.
Lénoncé de cette propriété constitue le théorème des vergences :
Un système de lentilles minces accolées est équivalent à une lentille mince unique de même centre optique et de vergence égale à la somme algébrique des vergences lentilles accolées .