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La France occupe une place importante dans
le domaine international de la formation et des échanges
scientifiques. Elle accueille chaque année dans ses 450 établissements
d'enseignement supérieur, environ 160.000 étudiants
étrangers sur un total de 2 millions d'étudiants,
parmi lesquels on compte quelques 22.000 marocains.
I - Le système Français
d'Enseignement Supérieur
L'enseignement supérieur français est marqué par une grande diversité d'établissements aux finalités, structures et conditions d'admission différentes.
Deux grands types d'établissements se partagent la formation :
- Les universités
qui accueillent à la sortie de l'enseignement secondaire
des effectifs importants d'étudiants, dispensent des formations
comprenant des enseignements fondamentaux et des enseignements techniques
et professionnels, couvrent toutes les disciplines et forment à
la recherche.
- Les Grandes
Ecoles
et écoles spécialisées, établissements
publics ou privés, qui accueillent des effectifs plus restreints
sont soumis à une sélection sévère,
et dispensent des formations à objectif professionnel affirmé
: formation d'ingénieurs, formation à la gestion,
art, architecture, magistrature, administration...
L'Enseignement Supérieur dispense deux types de formation :
- Les filières
courtes
, la plupart du temps en 2 ou 3 ans, concernent essentiellement
les secteurs industriels, commerciaux et de services. Elles sont
dispensées notamment dans des instituts universitaires de
technologies (IUT), rattachés aux universités, diverses
écoles et instituts spécialisés. La formation
comprend des stages en entreprise et les diplômes sont reconnus
par le monde professionnel.
- Les formations longues
sont assurées dans les universités et les grandes
écoles, les cursus étant organisés de façon
différente.
1- Les études universitaires comportent 3 cycles :
-
Le 1er cycle
d'une durée de 2 ans, est sanctionné,
en fonction de la nature des études, par un DUT ou un DEUG.
Les études de médecine, pharmacie, odonthologie, suivent
un déroulement spécifique : le passage de la 1ère
à la 2ème année d'études est subordonné
à la réussite d'un concours. La 1ère année
d'études en odonthologie et en médecine est commune
(PCEM1).
- Le 2ème cycle
est sanctionné, après un an d'études
supplémentaires, par la licence, et après deux ans
par la maîtrise.
- Le 3ème
cycle
comprend des études spécialisées
et de la recherche. Il se conclut au bout d'un an par le Diplôme
d'Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) à
finalité professionnelle ou le Diplôme d'Etudes Approfondies
(DEA) préparant aux études de doctorat (2 à
4 ans au-delà du DEA).
- Schéma
des études universitaires françaises
2- Les Grandes Ecoles
accueillent sur concours après une préparation intensive
de 2 ans en cycle préparatoire. Elle accueillent aussi sur
titre, en fonction de l'expérience acquise, d'autres étudiants,
notamment des étudiants étrangers.
Celles-ci proposent des formations d'une durée moyenne de 5 ans, cycle préparatoire
compris.
Cette diversification des études en France offre à l'étudiant étranger l'opportunité d'une formation
adaptée à son parcours d'études antérieur et à ses besoins.
Dans un souci d'harmonisation européenne des cursus, une nouvelle architecture des études supérieures se met progressivement en place en France. Désignée
par l'expression "3-5-8", elle repose sur le principe
de l'obtention de la licence en 3 ans (bac+3), du Master en 5 ans
et du doctorat en 8 ans, grâce à un système
de capitalisation d'un certain nombre de "crédits"
nécessaires pour l'obtention de chaque diplôme.
II
-Validation des études et équivalence des diplômes
Les établissements
publics et une grande partie des établissements privés
qui sont soumis au contrôle pédagogique de l'Etat délivrent
des diplômes reconnus par l'Etat.
Il n'y a pas d'équivalence
valable de façon uniforme sur tout le territoire français.
Il n'existe plus, depuis de nombreuses années, d'équivalence
nationale. Un diplôme peut être admis dans un établissement
d'enseignement supérieur donné et ne pas l'être
par un autre. Pour le même diplôme, deux établissements
peuvent autoriser l'accès à des niveaux d'études
différents. L'admission relève de l'entière
responsabilité du Président de l'Université,
sur avis d'une commission pédagogique. Elle dépend
du diplôme de fin d'études secondaires présenté,
des exigences de la formation sollicitée et des possibilités
d'accueil au sein de la filière demandée. L'établissement
d'accueil est souverain dans sa décision de validation. Il
convient d'ajouter qu'une équivalence n'est accordée
que pour une année et qu'elle n'équivaut pas à
la possession du titre dont elle accorde la dispense. Le Ministère
de l'Education Nationale ne délivre aucune dispense ou équivalence
d'études supérieures en vue de la poursuite d'études.
Il n'y a pas d'équivalence
réglementaire entre les diplômes étrangers et
les diplômes français. Seul l'établissement
d'accueil est habilité, en fonction du dossier académique
présenté, à accepter l'admission et à
en déterminer le niveau de l'étudiant étranger.
Cependant une demande d'attestation de reconnaissance
de niveau de diplôme" permettant d'évaluer un
diplôme étranger par rapport à un diplôme
français peut être adressée au Ministère
français de l'Education Nationale.
Service DRIC B4
110, rue de grenelle
75 007 PARIS
Pour plus d'information consultez le site www.education.gouv.fr/int/refran.htm
III - Principes applicables
à l'inscription
L 'accueil des étudiants
français et étrangers repose sur le principe d'autonomie
accordée par la loi aux Universités auxquelles revient
exclusivement la décision d'inscription. L'organisation de
l'accueil des étudiants étrangers, régie par
le décret N° 81-1221 du 31/12/81 modifiant le décret
N° 71-376 du 13/05/71 relatif à l'inscription des étudiants
dans les universités françaises, s'articule également
autour des principes suivants :
- égalité des étudiants étrangers par
rapport aux étudiants français (mêmes exigences
de niveau);
- égalité entre étudiants étrangers
eux-mêmes (toutes les formalités préalables
à l'inscription sont désormais remplies dans le pays
d'origine pour éviter les déplacements onéreux) ;
- répartition harmonieuse de l'ensemble des étudiants
entre les universités françaises (voir carte universitaire).
Le prix des inscriptions dans un établissement français varie en fonction de
l'institution et du cursus. A l'université ou dans une Grande
Ecole publique, seule l'inscription administrative est payante :
de 120 € à 700 € environ. Cependant, pour certaines
formations mises en place en partenariat avec des organismes privés,
le plus souvent professionnels, l'enseignement peut avoir un coût.
Dans les écoles de commerce et certaines écoles spécialisées
privées, les prix varient de 4 000 € à 23 000 €.
N'attendez pas d'avoir reçu le diplôme que vous préparez
actuellement pour vous renseigner et choisir une filière
d'études et un établissement de formation.
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