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Le Prix Grand Atlas
Rappel du palmarès du Prix Grand Atlas 1997 :
Prix Grand Atlas : Abdelkebir Khatibi et Ali Amahan, Du signe à l'image, le tapis marocain, Lak international ;
Prix de la Création : Gérard Rondeau, Figures du Maroc, Eddif ;
Prix du Public : Saad Al Jadir, Kunuz, les trésors islamiques en argent, Lak international.
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Rendez-vous annuel incontournable des professionnels de l'édition, moment fort où le livre est fêté, événement culturel d'envergure, le Prix Grand Atlas a réussi au fil des ans à être tout cela à la fois ", reconnaît en incise Le Quotidien du Maroc, qui donne le ton généralement très chaleureux de la presse marocaine lors de la couverture du Prix.
Jeune Afrique observe que [le Prix Grand Atlas] " contribue à la promotion d'une édition qui fait preuve d'un beau dynamisme ".
L'Opinion, quant à lui, souligne que " cette initiative est intéressante à plus d'un titre, car nous avons accès à une pléiade de beaux livres, dont les auteurs sélectionnés se sont affirmés dans le monde du livre, et leur notoriété a été confirmée à maintes reprises à travers des ouvrages répondant aux besoins des éditeurs nationaux, enrichissant ainsi le palmarès et le paysage culturel marocain ".
Les Nouvelles du Nord pointent l'innovation du Prix cette année : ce sont non pas les auteurs mais les éditeurs qui ont été récompensés. " Cette nouveauté est un encouragement pour les éditeurs qui fournissent un grand effort ", salue l'hebdomadaire de Tanger. La télévision n'a pas été en reste avec la diffusion de l'émission de Maria Latifi, Regards, qui a été spécialement consacrée à la manifestation. Le palmarès (voir ci-dessous) a été salué.
Le Temps du Maroc, sous le titre " Hymne au bel ouvrage ", remarque que les jurés ont récompensé le tapis et les bijoux marocains, " l'un fa-çonné par les femmes et les autres ornant leur corps ". Dans une pleine page de Libération, Abdelkebir Khatibi indique que son livre est " un hommage à l'imaginaire au féminin " Le sociologue rappelle notamment qu'il " faut regarder un beau tapis comme on lit une page d'Aristote, c'est-à-dire avec le même sérieux".
Toutefois, reconnaissons-le, la présence de l'animateur français Bernard Pivot à la tête du jury a fait couler au moins autant d'encre dans les rédactions que la couverture du Prix lui-même. Surnommé avec un beau sens de la formule par La Vie économique " le roi Lire ", l'animateur a été la coqueluche de la fête. Sous le titre " Pivot dans les tribunes ", Libération conte la soirée du 21 juin dans un billet malicieux et plein d'humour, insistant sur la passion conjointe de Bernard Pivot pour les livres et
la rencontre de football entre le Maroc et l'égypte ce soir-là, qualificative pour la Coupe du Monde 1998, en France.
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