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Réalisé par :
Ali Benjelloun
Ghita Douiri
Dina Tagemouati
SOMMAIRE
I]
Introduction
1-
Espace temps
2-
Domaines les plus importants
3- Comment? Qui? Invention? Fruit
de dialogue?
II] (Chapitre 1:)
L’évolution de l’héritage grec
chez les arabes
- a
Les
mathématiques
- b La médecine
- c Géologie ,botanique ,agronomie
- d La philosophie
- e
La physique/Chimie
- f
L’astronomie
III] (Chapitre 2:) Conclusion
Conclusion, petit résumé
Frise : « chronologie des sciences arabes »
I ] Introduction :
L'avènement de l'Islam et son expansion territoriale suscite, dès la fin de l'empire Omeyyade, une effervescence intellectuelle qui se traduit par de remarquables avancées dans tous les domaines de la science…
Lorsque l'on pense aux sciences arabes au moyen âge, les domaines les plus importants qui nous viennent à l'esprit sont : la médecine, la physique, la chimie, la philosophie et l'astronomie.
En effet, c'est au Moyen-âge que se sont faites les plus grandes découvertes pour les sciences.
Mais comment cette évolution s'est-elle faite ?
Qui en sont les auteurs ?
Était-ce une invention ou un fruit d'un dialogue de civilisations, de cultures.. ?
II ] Développement :
1) L'évolution de l'héritage grec chez les arabes
Au début du Vème siècle, l'héritage des sciences n'existait pas encore en Occident, les grandes œuvres grecques n'ayant jamais été traduites en latin, elles ne sont que très peu connues. De plus la puissance de l'église fait que tout travail scientifique qui ne va pas dans le sens du culte divin, par exemple, dans la religion chrétienne, on n’avait pas le droit d'ouvrir un corps, ce qui ne permettait pas aux médecins d'étudier l'intérieur d'un corps humain, ceci retardait donc tout progrès dans le domaine de la recherche des sciences humaines.
Ce ne sera que jusqu'à la fin du Xe siècle que commence une transfusion des savoirs arabes. Ce transfert des connaissances mettra plusieurs centaines d'années à se répandre. Les savants arabes traduisent les œuvres grecques, les étudient et les commentent. Cette réception n'est pas passive, bien au contraire. Les scientifiques arabes d'alors, approfondissent, complètent et finalisent les écrits.
En effet, ils ont fait avancer l'arithmétique et l'algèbre en même temps que l'optique, l'astronomie, la médecine, la physique et la chimie.
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a) Les mathématiques :
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Au VIe siècle, les Indiens utilisaient un système de numérotation écrite, qui est le notre dans son principe (le principe de position). Le premier exposé complet d'un tel système de numération fut donné par Ibn Moussa Al Khawarizmi qui vivait au IXe siècle : il montre comment former des nombres, il invente notamment le zéro et comment procéder aux opérations. Il est aussi l'auteur de Kitab Al Jabr (d’ou le mot algèbre), qui fut traduit plus tard sous le titre de "Algoritmi De Numéro Indorum " qu’on appellera par la suite "algorithme " (Séquence d'opérations visant à la résolution d'un problème en un temps fini, ses recherches mathématiques ont des finalités pratiques et visent a résoudre des problèmes quotidiens) et du traité d'arithmétique introduisant à Bagdad le "calcul indien". |
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Il a travaillé sur les équations du 1er et du 2ème degré à une inconnue.
Quand on parle des mathématiciens qui ont changé l’histoire des sciences dans le monde arabe, un seul mot ne vient pas en tête « el khawarizmi (Vraisemblablement né en 780 à Bagdad, il est mort vers 850).
En effet el khawarizmi est l’un des mathématiciens les plus célèbre de son aire.
Mais il n’est pas le seul à avoir contribué à l’évolution des sciences arabes. Parmi les scientifiques les plus connus, il y a aussi :
| -el kharaji (mort au XIème siècle) qui s'intéresse aux nombres irrationnels et introduit les démonstrations par récurrence. Il établit la formule du "binôme de Newton" et trace le "triangle de Pascal" jusqu'au rang 12. Il considère les polynômes sous leur aspect algébrique se dégageant de l'aspect géométrique considéré par Euclide. |
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-Omar (Al) Khayem (1048-1131 environ) grand poète et algébriste. Il étudie aussi la géométrie. C’est un mathématicien, astronome et philosophe persan. Khayam fut aussi un disciple du médecin et philosophe Avicenne. Ses écrits sur l'algèbre, la géométrie et d’autres sujets connexes nous montrent qu'il fut aussi l'un des mathématiciens les plus illustres de son époque, environ mille de ces quatrains épigrammatiques lui sont attribués.
Les scientifiques arabes sont également les pionniers de la recherche médicale.
Ils ont approfondit les savoirs de l’antiquité et les enseignements d’Hippocrate et Galien, découvert de nouvelles méthodes chirurgicales etc ...
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b) La médecine:
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S’appuyant sur des connaissances grecques, persanes et indiennes, la médecine arabe se développe largement grâce à de grandes figures (Ibn Sînâ, Ibn Rushd…) et des découvertes résultant d’une maîtrise des aspects théoriques de cette science et d’un sens aigu de l’observation. La médecine de l’époque cherche à la fois à conserver la bonne santé (hygiène, diététique) et à soigner certaines maladies ; manuscrits et instruments témoignent quant à eux de la pratique chirurgicale. Celle-ci a été largement étudiée et compilée dans un ouvrage de référence rédigé par l’andalou Az-Zahrawi (XIe siècle). |
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L’anatomie sera aussi abordée avec un nouveau regard porté sur le corps humain. La médecine s’est largement développée grâce à l’infrastructure des hôpitaux, à la fois lieux de soins et de formation.( Un module audiovisuel en montrera la diversité et expliquera leur fonctionnement.) La recherche dans le domaine médical sera illustrée par un exposé consacré à la circulation pulmonaire observée par Ibn al-Nafis.
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Les arabes reprennent en particulier la théorie des quatre humeurs, selon laquelle les maladies résultent d'un déséquilibre entre la bile, le phlegme, le sang et l'atrabile qui gouvernent le corps et la personnalité.
Les traitements consistent à rétablir la pondération initiale par la prescription de remèdes et d'une alimentation choisie
Les médecins arabes développent leurs savoirs en s'appuyant sur une conception logique des affections et une approche méthodique. Ainsi, ils inventorient et décrivent les symptômes, ils améliorent l'art du diagnostic et la pratique clinique et posent les règlements de la profession.
Les apports sont nombreux et favorisés par la construction d’hôpitaux, la diffusion des principes d’hygiène et une abondante pharmacopée alimentée par le commerce caravanier ou maritime. Les connaissances grecques sont reprises par les Arabes, assimilées et complétées notamment en raison du développement de l’agriculture : l’empire qui couvre de vastes territoires (de l’Espagne à l’Inde) favorise la diffusion des plantes.
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La grande figure du génie médical est bien entendu Avicenne ( Ibn Sinà, 980-1037), qui commença À exercer à l’age de 16 ans et à qui l’on doit les descriptions de la méningite, de la pleurésie et plus de 100 ouvrages médicaux et philosophiques... Son canon, cette monumentale encyclopédie, présente et classe près de 800 remèdes et le vocabulaire conserve les traces de cette inventivité chimique et pharmacologique, ou des termes arabes passés dans toutes les langues : drogue, alambic, alcool, benjoin, benzène, élixir, soue, talc, ambre, safran, santal, séné … |
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Il fut traduit, puis publier en Europe en 1473 pour la première fois. Au siècle suivant on comptait 36 éditions.
Enfin, alors que la médecine occidentale est empreinte de magie et d'astrologie, la médecine arabe garde un caractère expérimental proche de la médecine grecque par les méthodes et les principes (importance de l'observation) ou de la médecine indienne par l'utilisation qu'elle fait de sa pharmacopée.
c) Géologie ,Botanique ,Agronomie :
En géologie, science demeurée au stade embryonnaire pendant tout le Moyen Age, les Frères de la pureté (Akhwan el-Safa), auteurs, au X e siècle, d'une Encyclopédie, ou Avicenne, au XI e siècle, proposent des hypothèses concernant l'orogenèse, c'est-à-dire la formation des montagnes. D'autre part, seuls les Arabes s'intéressent aux minéraux d'un point de vue scientifique.
En botanique également, ils continuent à étudier les plantes, mais à des fins uniquement pratiques. Même démarche en agronomie: la valeur agricole de certaines régions, surtout d'Espagne, est accrue par des travaux d'irrigation.
La philosophie joue un rôle aussi important que la médecine, la géologie, l’agronomie et la botanique dans l’histoire des sciences arabes. En effet les plus grand génie de cet époque se passionnent pour cette discipline si intéressante mais pourtant si compliquer.
Ils remettent en jeu la question de la raison et de la foi etc..
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d) La philosophie :
" Il est impensable que Dieu ait distingué certains hommes pour leur donner la prévalence sur la masse des autres… " Al Razi
La passion des livres et la grande vogue de traduction (du grec vers le syriaque, puis l'arabe) ont permis de sauvegarder les œuvres d'Aristote, Platon, Porphyre…
Les bibliothèques publiques se multiplient (plus de 100 à Bagdad vers 900). Celle du Caire compte 1 600 000 volumes (souvent des chapitres). La passion des idées distingue les hommes de qualité et, dans cette société structurée par l'Islam, se posait la question de la raison et de la foi.
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La position la plus radicale est adoptée par Al Razi (mort en 925) qui rejette en bloc les religions révélées et les miracles. Son athéisme préfère une conception progressiste de la connaissance : les savoirs sont provisoires et perfectibles. |
Mais pour la plupart des penseurs, l'Islam est à la base de la falsafa (philosophie dans l'Islam). Le principe est que la vérité est une, qu'elle soit révélée ou obtenue par la raison, et peu importe son origine arabe ou étrangère.
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C'est la thèse d'Al Kindi (mort en 873) que la tradition honore comme " le philosophe des Arabes ", qui finit par donner l'avantage à la connaissance divine et devint mystique. |
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À sa suite, Farabi (mort en 950) consacra ces nombreux commentaires à montrer l'accord de Platon et Aristote avec la pensée Islamique. Sa " cité modèle " reprend et adapte la République platonicienne. |
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Cependant, la réflexion philosophique abordait des sujets délicats (unité de la création, survie du corps et de l'âme) et, pour la majorité des croyants, les références aux " sciences arabes " demeurent suspectes, proches de l'hérésie et dangereusement innovantes.
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L'attaque contre les philosophes va venir d'Al-Ghazali (mort en 1111). Il dénonce l'impureté de leurs thèses (négation de la création du monde, de sa fin, de la résurrection des corps). Ghazali souligne l'importance des sciences utiles pour la communauté mais sa distinction entre sciences religieuses et non religieuses (ghayr shar'iyya) repousse la philosophie aux marges les plus éloignées de la religion. |
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La riposte attendra un siècle et viendra d'Occident avec Ibn Rushd (mort en 1198), qui justifie l'accord de la doctrine coranique et l'effort philosophique et surtout, la possibilité d'un plein exercice de la raison.
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Ibn Rushd, latinisé en Averroès est sans doute l'Andalou qui a laissé la plus profonde marque sur la pensée humaine. Médecin, administrateur, astronome, philosophe encore, sa réputation a été immense dans le monde arabe et dans la chrétienté. L'anecdote en fait le prototype de l'athée. Son oeuvre est plus préoccupée de concilier foi et raison et ses commentaires d'Aristote expriment le besoin d'incrédulité en même temps que la diversité d'expression de la vérité. |
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Il va influencer profondément la scolastique médiévale. Mais son œuvre ne pourrait satisfaire les théologiens chrétiens (dont St Thomas) bien peu disposé à concevoir la philosophie comme une discipline indépendante. Les Arabes avaient déjà brûlé ses livres, les chrétiens les imitèrent et la philosophie devint serve. |
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Tant dans le domaine de l'optique que dans celui de la mécanique, les Arabes ne sont seulement les gérants d'un héritage : ils le font fructifier, inventent de nouvelles techniques (utiles à l'agriculture : norias, pressoir à huile et à canne) et d'impressionnants automates.
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Al Jazari, ainsi, avait construit une monumentale horloge où des cercles en mouvement représentaient le mouvement du zodiaque, du Soleil et de la Lune. Pour sonner les heures, des oiseaux lâchaient des billes sur des cymbales et des figurines jouaient du tambour et d'autres instruments. |
Les alchimistes parviennent à créer des corps nouveaux (acides et alcools…). Ils sont en quête de la pierre philosophale et du secret de la transmutation des métaux en or.
Mais certains refusent la magie et ne retiennent que l'expérimentation.
Horloge de Jazari :

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e) L’astronomie :
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L'astronomie est une science qui étudie la position, la structure et l'évolution des corps célestes. Les astronomes arabes se sont appuyés sur les livres d'astronomie grecque de l'Antiquité. Ptolémée fut le plus grand astronome grec, il fit une théorie et il a écrit un livre : L'Almageste. L'astronomie grecque fut par la suite transmise aux Syriens, aux Hindous et aux Arabes. |
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Les musulmans étudient les étoiles. Ils utilisent des astrolabes (instruments mesurant la distance des étoiles à la Terre) pour connaître la position des navires. Les astrolabes sont copiés par les Européens. Grâce aux progrès des mathématiques, les astronomes calculent aussi la longueur du méridien. Al Biruni donne, vers l'an mille, celle du rayon de la Terre, à 15 kilomètres près. Il émet aussi l'idée que notre planète tourne autour du soleil. |
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Pourquoi les Arabes ont-ils eu besoin de l'astronomie ? Depuis l'arrivée de l'islam, les Arabes ont besoin de l'astronomie pour se diriger vers La Mecque lors des cinq prières quotidiennes. De plus, l'astronomie leur permet de fixer précisément le début et la fin du ramadan. Enfin, les Arabes qui sont de grands caravaniers s'en servaient pour se repérer lors de leur voyage.
III] Conclusion :
L’histoire des sciences occidentales a longtemps occulté ce qu’elle devait à la science arabe et, désormais, celle-ci apparaît comme un chaînon indispensable dans l’histoire universelle des sciences.
Les savants des pays d’Islam ont d’abord étudié et assimilé, puis prolongé d’apports nouveaux les disciplines pratiquées dans les civilisations antérieures (surtout grecque, mésopotamienne et indienne) en ayant recours à la science expérimentale et en défrichant des domaines et des techniques qui ne se constitueront que bien plus tard en Europe.
Le Moyen Age de l’Occident est contemporain de l’âge d’or de la civilisation de l’Islam. Une langue commune, l’arabe, la prospérité de l’empire dont l’ampleur du territoire – de l’Espagne à l’Inde - a favorisé le commerce international, l’encouragement des califes et des princes, la liberté de pensée et la tolérance, sont autant de facteurs qui ont permis de faire progresser le patrimoine scientifique commun.
Longtemps, le monde occidental a accordé une importance exagérée, dans le domaine des sciences et des arts, à l'héritage gréco-romain. Au point de sous-estimer, voire d'ignorer sa dette envers les grandes civilisations du Proche-Orient.
Mais chacun sait que sans les Arabes, la science et la philosophie européennes ne se seraient pas développées à l'époque comme elles l'ont fait. Les Arabes ne se contentèrent pas de transmettre simplement la pensée grecque. Ils en furent les authentiques continuateurs. Lorsque vers 1100, les Européens s'intéressèrent à la science et à la philosophie de leurs ennemis sarrasins, ces disciplines avaient atteint leur apogée. Les Européens durent apprendre tout ce qu'on pouvait alors apprendre, avant de pouvoir à leur tour progresser eux-mêmes.

Références :
http://histoiredechiffres.free.fr/mathematiciens/moyenage.html
http://www.imarabe.org/temp/expo/sciences-arabes.html
http://www.imarabe.org/temp/expo.html
http://www.ebsi-umontreal/tpi/formonet/guides/aide_web
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