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Classe de CE2 : Nicole Chadli et Sana Fermach
Effectifs : 29 élèves

Trois contre un

 

 

Il y a bien longtemps, vivait dans un château hanté la sorcière Groné. Un jour, elle interrogea son miroir magique. Elle lui demanda d’une voix rauque :

« - Miroir, miroir, qui de nous deux est la plus laide : Nanie ou moi ?

- C’est toi, ma sorcière. »

La sorcière ne fut pas satisfaite par cette réponse car elle savait déjà que Nanie était bien plus belle qu’elle.

 

 

 

 

 

 

Groné était  petite de taille et plutôt forte. Son visage recouvert de boutons cachait ses petites oreilles poilues. Elle avait une grosse tête avec des cheveux ébouriffés remplis de poux, un peu de barbe au menton et un grain de beauté sur le nez. Son nez était crochu. Sa petite bouche ne comptait qu’une seule dent. Ses yeux noirs sortaient de leurs orbites lorsqu’elle s’énervait. Ses ongles étaient longs comme des griffes. Elle portait une djellaba noire qu’elle ne changeait jamais. Sur sa tête, elle portait toujours un chapeau pointu noir.

 

 

 

 

 

 

 

Nanie, elle, était une petite fille qui vivait dans le village près de la forêt où se trouvait le château de la sorcière. C’était la plus belle fille du village et la plus naïve aussi. Elle adorait les animaux. La sorcière ne supportait pas la présence de Nanie. Alors pour se débarrasser d’elle, elle décida de faire une potion magique qui la transformerait  en un adorable petit chien. Elle pourrait ainsi  approcher la petite fille. Après avoir bu le mélange, Groné qui s’était transformée en petit chien, se dirigea vers le village où se trouvait Nanie. La petite fille jouait avec sa copine. Tout à coup elle remarqua le chiot qui s’avançait vers elles en boitant. Nanie le prit dans ses bras et le câlina puis les fillettes jouèrent avec lui. Mais l’animal souffrait et ne cessait d’aboyer. Nanie dit à son amie :

« -Est-ce que tu penses que ce berger allemand appartient à quelqu’un ?

- Oui car regarde, il a un collier. »

Puis elle demanda à ses parents si elle pouvait le garder pour passer la nuit avec elle. Ils acceptèrent uniquement pour une nuit. Son papa lui expliqua qu’il faudrait chercher son propriétaire le lendemain matin. La fillette était ravie de l’avoir une nuit. Elle le coucha dans son lit et pour le mettre plus à l’aise, elle lui enleva son collier quand soudain elle entendit un grand « boum » et vit le chiot redevenir sorcière.

 

Groné mit Nanie dans un grand sac et la transporta jusqu’à son château. Sur le chemin, Zolo qui se promenait avec ses loups, reconnut la voix de Nanie qui criait : « Au secours, au secours, aidez-moi ! »

 

 

 

 

 

 

 

Zolo était un garçon de neuf ans qui aimait l’aventure. Il vivait avec ses quatre loups depuis qu’orphelin et il avait été adopté par eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le petit garçon suivit la sorcière qui passait entre les arbres. Il la poursuivit sans bruit jusqu’au château. Une fois arrivée dans sa demeure, Groné enferma la fillette dans un cachot.

Pendant ce temps, Zolo se demandait comment entrer. Tout à coup, il vit ses loups poursuivre le chat de la sorcière qui rentra par une petite porte entre les buissons. C’était un passage secret que Zolo décida d’emprunter.

 

 

Courageusement, Zolo réussit à entrer dans le château malgré les araignées et les scorpions qu’il rencontrait sur son passage. La grande maison était sombre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement pour lui, il avait une torche qu’il s’empressa d’allumer. Il regarda autour de lui et aperçut  sur le mur le plan de cette immense demeure. Immédiatement, il repéra la pièce du miroir et s’y rendit. Alors il interrogea le miroir :

« - Qui es-tu ?

- Je suis le miroir de la sorcière. Et toi, qui es-tu ?

- Je m’appelle Zolo et je suis venu délivrer Nanie.

- Elle est dans un cachot en bas et si tu veux la rejoindre tu n’as qu’à me toucher.

- D’accord, l’aventure c’est pour moi. »

Alors, le garçon mit sa main et fut aspiré par le miroir qui l’emmena directement au cachot.

 

Soudain la sorcière apparut et Zolo s’éclipsa immédiatement.

« - Je vais te manger en sauce tomate petite… » mais Zolo ne la laissa pas terminer sa phrase et lui fit un croche-pied . Groné tomba dans un profond sommeil et pendant ce temps le garçon en profita pour la ligoter avec une grosse chaîne.

 

 

 

 

 

Zolo fut enfin prêt à accomplir sa mission. Il se dirigea vers le cachot. Il trouva Nanie qui sanglotait dans son lit.

« - Oh Nanie tu es là, je suis venu te délivrer. »

Vite, il lui prit la main et tous deux se précipitèrent vers la sortie du maudit château et le quittèrent à toute allure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Revenue à elle, la sorcière appela son balai à grande vitesse (BGV) qui la débarrassa de sa chaîne. Elle lui prononça une formule magique : « Picadou, picadi, que tu retrouves ces enfants rapidement. » Et elle sauta sur son balai qui partit à grande vitesse.

 

 

 

 

 

 

Zolo et Nanie couraient très vite dans la forêt pour s’éloigner le plus possible du château. Epuisés, ils s’arrêtèrent pour se reposer et aperçurent une cheminée qui fumait. Zolo dit :

« - Regarde Nanie là-bas, une maison où l’on pourrait se cacher, viens vite.

- Non, je suis fatiguée et j’ai peur de faire de mauvaises rencontres.

- Je te protègerais et d’ailleurs je vais appeler mes loups pour nous aider. »

 

 

Zolo siffla si fort que les loups comprirent que le garçon était en danger et ils arrivèrent vite.

« - Portez Nanie jusqu’à la demeure que nous apercevons car elle n’en peut plus. »

Ils prirent ainsi la route jusqu’à la chaumière dans laquelle vivait Petiné la sœur de Groné.

 

 

C’était une gentille sorcière qui s’opposait toujours à sa sœur. Les deux enfants entrèrent mais en apercevant Petiné qui ressemblait tellement à Groné, ils eurent très peur et voulurent s’enfuir. Mais la gentille dame les rassura en leur disant :

« - N’ayez pas peur les enfants, je ne suis pas méchante et je vais vous protéger de ma cadette.

- Vous êtes la sœur de Groné ? dirent les enfants étonnés.

-Hélas oui. Je me suis enfuie de notre château car Groné me prenait pour son esclave. »

Ainsi les enfants se sentirent en confiance.

 

Pendant ce temps Groné repéra les quatre loups qui se promenaient près de la maison et elle dit à son balai : « - Descends immédiatement car j’ai trouvé la chaumière de ma sœur. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Elle descendit de son BGV et frappa à la porte. Petiné ouvrit et dit :

 « - Tiens, tiens, quel vent de malheur t’amène chez moi ?

- Pourquoi me parles-tu sur ce ton-là ? Tu m’as manqué chère soeurette !

- Ah je reconnais bien ton cinéma !

- Je voulais simplement te demander si tu n’avais pas vu deux enfants par hasard ?

- Non mais attends car je dois sortir un gâteau du four. »

Elle ferma la porte et courut dans la cuisine où elle jeta sur les enfants la nappe mystérieuse qui les rendit invisibles. Puis elle retourna voir sa sœur.

« - Oh petite sœur peux-tu me faire goûter une part de gâteau car il sent très bon.

- D’accord je vais te couper un morceau mais attends moi.

- Fais vite. »

Petiné alla à la cuisine et revint avec le biscuit. Sa sœur lui dit :

« - Hum mais je sens la chair fraiche, ne serait-ce pas l’odeur de ceux que je recherche ?

- Attends, je vais ouvrir la porte car il fait chaud. »

Elle en profita en partant dans la cuisine pour faire signe aux enfants de sortir par derrière.

 

Les enfants s’échappèrent et partirent au village. Nanie retourna chez elle et raconta sa mésaventure à ses parents.

Ils décidèrent d’informer les villageois sur cette grave situation. Pour cela, ils rassemblèrent les habitants sur la place du village afin de trouver une solution. Nanie et Zolo leur proposèrent de se rendre au château de la sorcière pour détruire les accessoires qui lui donnent son pouvoir.

Les villageois ajoutèrent de creuser un trou afin de dresser un obstacle contre Groné.

 

 

 

 

Sentant un complot venir, Groné voulut rejoindre sa maison. En chemin, elle tomba dans le piège.

Pendant ce temps, les villageois entrèrent dans son château, ils cassèrent les flacons de potion et déchirèrent les livres de recette.

Petit à petit, dans son trou, elle se sentit dépossédée de ses pouvoirs.