SPECIAL TSUNAMI - ASIE du SUD EST Cliquez ici

Quatre mois après le tsunami
Questions posées.
Images choquantes
Tsunami vu par la classe de CM1B
Aide humanitaire (CE2B)
Article


Actualité (CM1A)
Tsunami, un mot qu’ils ne sont pas près d’oublier.
La catastrophe en Asie a beaucoup touché les enfants de l’école.

Les enfants ont posé beaucoup de questions aux reporters en herbe du CM1 qui ont procédé à une enquête dans différentes classes. Voici les questions qui ont été posées le plus souvent et auxquelles d’autres élèves du cycle 3 vont tenter de répondre dans les jours à venir :
Pourquoi on dit un « tsunami » ?
Comment ça arrive, un tsunami ?
Est-ce qu’il y a toujours un tremblement de terre avant ?
Est-ce qu’il y en a eu d’autres déjà ?
Les plaques tectoniques, pourquoi bougent-elles ?
La vague, elle est haute comment et à quelle vitesse, elle va ?
Combien y a-t-il eu de morts ? d’enfants morts ?
Et les orphelins, que vont-ils devenir ?
Comment faut-il faire pour ne pas mourir avec la grosse vague ?
Comment ils ont fait pour ne pas se noyer, ceux qui ne sont pas morts ?
Et après ? Comment on fait quand on n’a plus personne et plus rien ?
Qu’est-ce qu’il faut faire pour ceux qui n’ont plus rien ?
Quels sont les noms des associations humanitaires qui aident les pays sinistrés ?
Est-ce qu’on peut leur envoyer des vêtements, du manger ?
Et au Maroc, ça peut arriver ?
Comment les survivants se sentent et après comment ils font pour oublier ?

Toutes ces questions traduisent bien la compassion et l’inquiétude des enfants face à cette terrible catastrophe naturelle

Dossier à suivre…

Tsunami

Quelques commentaires sur les images les plus horribles


L'image qui nous a jusqu'alors le plus choqués... (CM2A)

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Voilà une image horrible que je décris maintenant. La vision d'enfants accrochés à un arbre, pendus, inanimés et la joie d'un père qui retrouve son enfant qu'il croyait mort. Ces images nous montrent et nous rappellent les dégâts de cette catastrophe de grande envergure. Mais c'est à la vue de toutes ces personnes entassées sur le sol, sans vie que je me rends compte de l'ampleur de la situation. (Léa C.)

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Une femme pleure, au milieu des débris de sa maison détruite par l'horrible vague. Elle tient dans ses mains une sandale et un jouet en bois qui appartenaient, sans doute, à son fils disparu. (Fadel B.)
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Beaucoup de touristes sont morts, leurs cadavres sont posés par terre. Des orphelins de moins de cinq ans ne comprennent pas ce qui se passe. Beaucoup de gens ont perdu leurs maisons et leur travail et pour certains même leur mémoire. C'est une catastrophe horrible. (Nasser B.)
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Deux ou trois médecins allongent des corps. Des personnes mais aussi des enfants les regardent en pleurant pour savoir si un des corps est un membre de leur famille. Cette scène est attristante. (Maria F.)
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L’image la plus émouvante est celle d'un enfant resté accroché trois semaines à un arbre, mangeant des nouilles qu’il avait trouvées par terre. Attendant que les secours viennent le sortir de l'enfer dans lequel le pauvre garçon s’était retrouvé. (Sami D.)
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Deux hommes se promènent dans les environs de 8h du matin, une vague déferlante, vient les déchiqueter à 800 Km/h du sol.
Ces 2 derniers s’accrochent pour sauver leurs peaux, et une famille qui se trouve dans une cabane ( juste à coté ) leur vient en aide, désespérés de leur coté, ils supplient la famille de vite les faire sortir mais ça ne sert à rien, ces deux derniers se font
engloutir par la vague.
(Houssine H.)
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Une mère et ses deux enfants un enfant de 2 ans et un autre de 5 ans sont emportés par le tsunami, ils ont réussi à nager jusqu'au large mais ils étaient trop lourds,donc elle a voulu lâcher l'aîné. Mais heureusement une dame a porté l'enfant de 5 ans est ils ont tous survécu. (Kenza M'.)
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Des touristes regardent une vague arriver mais ne la craignent pas : ils disent qu'elle est plus forte et plus rapide que les autres. La vague s’approche rapidement et engloutit ces touristes. Vous voyez c’est choquant, ils n’ont pas appris leur leçon de technologie. (Mayssa A.)
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Deux hommes le beau père et le père cherchent leur petit garçon disparu âgé de deux ans, ils cherchent à la morgue parmi des milliers de victimes mais ils ne le trouvent pas. Ils cherchent dans les hôpitaux mais sans résultat. Le pauvre doit être emporté par le tsunami et ses dégâts. Déséspérés le père et le beau père ne trouvant aucune trace, ont commencé à pleurer tous les deux : c’était horrible ! (Yasmine A)
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Une femme tient ses deux enfants dans les bras. Elle lâche l'aîné. Celui-ci ne sait pas nager mais essaie de s'en sortir en battant des pieds et des mains. Il s'approche petit à petit d'un arbre et s'y accroche. Finalement il réussit à s'en sortir. La mère n’en revient pas d'avoir ses deux enfants à ses côtés. Cette femme, comme toute autre mère l'aurait fait, lâche le plus grand des deux, car elle lui fait confiance et non pas parce qu’ elle l'aime moins que l'autre. (Maryam S.)
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L’image qui m’a le plus choqué c’est l’image d’un vacancier sur une grande plage du Sri Lanka qui regardait le Tsunami arriver. Alors la vague l’a englouti puis il est mort. (Grégory GM)
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Un énorme camion jette des milliers de cadavres d'enfants et d'adultes au corps déformés dans un très large et très long trou que l'on recouvre de terre. (Hicham B.)
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Un Français dit que le tsunami lui a gâché ses vacances, qu'il avait travaillé toute l'année pour se les payer et maintenant qu'il était obligé de rentrer chez lui sans en avoir profité. Alors qu'il y a des mamans qui ont perdu leur fille ou leur fils. Et même il y a des gens qui ont perdu toute leur famille
ET IL OSE SE PLAINDRE. Voila l'image qui m'a le plus choquée. (Hind H.)
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D'abord il y a eu des vagues normales et après la mer s'est retirée sur plusieurs kilomètres, puis une vague gigantesque est arrivée. Elle a frappé plusieurs villages de pécheurs et les bateaux ont été emportés par le courant et ont percuté les maisons. (Benjamin P.)
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L image qui m’a choquée est celle de la première vague qui arrive à toute allure et repart comme une vague ordinaire en cassant les parasols, les transats etc... elle a abattu aussi des arbres, et certains reviennent prendre leurs affaires. C'est alors que la deuxième vague les a noyés . Mais d’autres se sont sauvés et ont survécu car ils étaient dans des endroits sûrs. (Aîda A.)
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Un monsieur perdu au milieu de cette catastrophe cherchant les membres de sa famille, avec des larmes aux yeux, il crée en moi une tristesse profonde. Une femme parvient à sortir vivante de la catastrophe tenant son fils mort dans ses bras. (Meryem E.)
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Le tsunami du 26 Décembre 2004 (CM1B)

A la suite d'un tremblement de terre de force 9,0 à l'ouest de Sumatra, des secousses sismiques* et un puissant tsunami ont frappé l'Indonésie et la Thaïlande causant la mort de plus de 166.000 personnes en Indonésie et de plus de 5.000 en Thaïlande.Les pays touchés sont:

En Asie
En Afrique

Indonésie
Thaïlande
Sri Lanka
les îles Maldives
le sud de l'Inde
la Birmanie
Sumatra
Malaisie
Bangladesh

Somalie
Kenya
Tanzanie
Madagascar
Afrique du Sud
îles Nicobar et Andaman

Où les tsunamis peuvent- ils survenir?

La plupart des séismes sont recensés dans l'océan Pacifique mais peuvent toucher tous les océans et mers.
Entre 1900et 2004,796 tsunami ont été observés dans l'océan Pacifique ,et 17% d'entre eux ont eu lieu près du Japon .
La péninsule du Kamchatka* est la région qui connaît la plus grande fréquence de tsunamis (1 tous les 12 ans en moyenne ).
La vitesse des vagues est comprise généralement entre 500 et 700 km/h mais peut excéder 800 km/h.
En conclusion: Un tsunami fait beaucoup de dégats. Ex:La plage de Nicobar a reculé de 150 mètres.

*1.Qui ont rapport avec les tremblements de terre. *2.En Sibérie.

Voici tous les endroits qui ont été touchés (Asie du sud-est et une partie de l’Afrique) en jaune.

Voici plusieurs lieux, avant et après le tsunami.

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L'aide humanitaire en Asie.
(CE2B)

Le Tsunami (raz de marée, vague de port) du 26 décembre 2004 catastrophe naturelle représentée par
des vagues qui ont parcouru l'océan Indien touchant les côtes de nombreux pays et provoquant la mort de centaines de milliers de personnes.
Les pays les plus touchés: l'Indonésie ( l'île de Sumatra), le Sri Lanka, la Thailande et l'Inde. Ce terrible événement à déclenché un élan de solidarité dans le monde entier. Des dons ont été envoyés en Asie par des particuliers et par de nombreux pays.De nombreuses associations travaillent en Asie pour aider et reconstruire les villes.

Quelques associations , ONG ( Organisations Non Gouvernementales): la Croix Rouge, SOS Enfants Asie, Médecins Du Monde, Médecins Sans Frontières, l'UNICEF, Action Contre la Faim.
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Le risque de Tsunami au Maroc

La plupart des tsunamis sont causés par les séismes marins. C’est La théorie de la tectonique des plaques, qui a permis d’expliquer le mécanisme de déclenchement des tremblements de terre, cette théorie relie la sismicité, le volcanisme et le flux de chaleur terrestre, la formation des montagnes, la dérive des continents et l’expansion des fonds océaniques.

C’est à la frontière des plaques (70 à 250 Km d’épaisseur) que se localisent la plupart des phénomènes d’ordre sismique. Ces frontières sont en effet le siège de mouvements lents mais incessants, qui finissent par accumuler des tensions et contraintes importantes jusqu’au point de rupture, c’est à ce moment là que le séisme prend forme, et toute l’énergie qui n’a pas été dissipée sous forme de chaleur (30%), se propage sous forme d’ondes sismiques, dans toutes les directions du globe, traversant ainsi le manteau et le noyau. Les informations apportées par les ondes sismiques durant leurs trajet à l’intérieur du globe a permis l’exploration interne de la terre.

La plupart des grands séismes, (80% de l’énergie totale des séismes), ont lieu dans les zones de subduction où une plaque océanique glisse sous une plaque continentale ou sous une autre plaque océanique plus récente.

Existe-t-il une relation entre les séismes et l’activité humaine en général, dans certains cas oui, comme la construction de grands barrages. Au voisinage d’une faille, le remplissage en eau du barrage, peut modifier l’équilibre des contraintes, créant ainsi une sismicité induite, cette action généralement peut accélérer le processus du déclenchement d’un séisme, mais le moteur essentiel reste le courant de convection, qui fait monter le magma des volcans, qui à son tour pousse et essaye de sortir de la croûte terrestre là où l’épaisseur est la plus faible, comme la croûte océanique (à peu près 15 Km), ces zones de faiblesse sont les dorsales océaniques, qui marquent les limites des plaques en mer. Après la déformation il y a cassure c’est le séisme, l’énergie mise en place est colossale. Ces processus prennent beaucoup de temps, ce sont des temps géologiques, on parle des milliers voir des millions d’années, ce qui est incomparables à la durée de vie humaine. Après tout c’est un domaine qui est encore en étude, les recherches avancent mais doucement, vue la complexité du phénomène.

Les principales tâches du Département de Physique du Globe de l’institut Scientifique, Université Mohammed V :

Je ne citerai que ce qui se fait en sismologie et en Tsunamologie.

1- En sismologie :

-   Acquisition de données sismiques, afin de Constituer une base de données sous forme de catalogue de séismes du Maroc et des régions limitrophes, car même les séismes qui sont à l’extérieur du Maroc peuvent constituer une menace sismique.

-   Réalisation de campagnes de micro-sismicité pour la détermination des micro-failles et l’étude des mouvements du sol afin d’estimer la fréquence fondamentale des dépôts géologiques (effets de site, microzonage) et la fréquence fondamentale de bâtiments, pour mieux construire.

-   Réalisation de campagnes de grands profils sismiques pour déterminer les caractéristiques de la croûte terrestre et le modèle de vitesse des ondes sismiques.

-   Lors d’un tremblement de terre ressenti, l’enregistrement les répliques permet d’étudier d’une manière très détaillée les paramètres du séisme et les caractéristiques des zones sismogènes, ainsi que l’enregistrement des mouvements forts en accélération du déplacement du sol et son spectre de puissance, ces paramètres sont indispensables à l’élaboration du code de construction parasismique.

-   Effectuer des études du risque sismique au profit des organismes publiques et privés.

2- En Tsunamologie : ces phénomènes sont très rares, puisque leur occurrence dépend des séismes de magnitudes M>6. nous avons fixé un certaine ordre de priorités comme suit :

-   Collecte et analyse des données historiques (ceux qui ont eu lieu avant 1900), les documents et les traces des effets des tsunamis sur les côtes.

-   Etude statistique des tendances d’occurrences de tsunami, en utilisant le catalogue des séismes.
-   Modélisation des effets de tsunami les plus probables.

Le mot tsunami est issu d’un mot japonais signifiant « vague de port ». Il peut être causé par plusieurs phénomènes naturels ; un séisme assez fort situé en mer, une éruption volcanique ou par la chute de grandes météorites. Dans le cas d’un Tsunami d’origine sismique, le foyer et la surface de rupture de la faille doivent être situés sous l’océan ou proche de la côte. Les séismes pouvant être à l’origine d’un Tsunami, sont ceux qui génèrent un déplacement vertical (pouvant atteindre plusieurs mètres) du fond marin (failles normales ou inverses), sur une grande surface (jusqu’à 100 000 km2). Les séismes de profondeur inférieure à 70 kilomètres, situés le long des zones de subduction sont responsables de tsunamis destructeurs.

Hauteur de la vague en fonction de la profondeur et de la vitesse.

Source : www.prevention2000.org

Les tsunamis, dénommés parfois vagues sismiques océaniques ou incorrectement raz-de-marée. Un tsunami se propage sous forme d’onde (telle que les vagues proches des côtes). Ce type de vague voyage à une vitesse v2=g.h (g = 9.8 m.s-2), où h est la profondeur de la mer. Dans le Pacifique par exemple, où la profondeur moyenne de l’eau est d’environ 4000 mètres, un tsunami se propage à 200 m/s ou 700 km/h. A la différence des vagues générées par le vent (comme les ouragans), les tsunamis partent du plancher océanique et forment des ondes très longues contenant une énergie colossale. En plus de sa grande vitesse, elle peut parcourir de longues distances telles qu’un océan, et sans perte d’énergie conséquente. En s’approchant des côtes, vers des eaux moins profondes, sa vitesse et sa longueur d’onde diminuent, en dépit de sa taille qui augmente (hauteur de la vague), ainsi elle peut atteindre des dizaines de mètres, c’est de cette manière qu’il dissipe toute l’énergie emmagasinée.

On peut observer des répliques de Tsunami, jusqu’à 8 vagues arrivant à intervalle de 15 à 30 minutes et pouvant causer des dommages jusqu’à ce que toute l’énergie soit dissipée (la première vague n’étant pas forcément la plus grosse).

Le séisme de l’Asie du Sud-Est, au large de l’Indonésie, qui a atteint une magnitude 9 sur l’échelle de Richter, est dûe à un phénomène de subduction, résultant de l’enfoncement de la plaque océanique sous l’arc de Sumatra. Ce séisme est le quatrième d’une telle puissance durant ce dernier siècle, avec celui du Kamtchatka, aux confins de la Sibérie, en 1952 (9), du Chili en 1960 (9,5) et d’Alaska en 1964 (9,2), La plaque indoaustralienne (1000 Km de long sur 100 Km de large) se déplace vers le nord-est à la vitesse de 5 cm par an. Lors d’une phase intersismique, cette avancée est bloquée.

Toute cette énergie accumulée durant cette période, s’est violemment libérée, générant ainsi un tremblement de terre d’une telle importance, les dégâts du séisme sont aggravés par les vagues destructrices du Tsunami.

Le séisme de magnitude 9 de dimanche en Asie du Sud, le plus fort enregistré depuis 40 ans, a provoqué des vagues se déplaçant sur des milliers de kilomètres à 800km/h. Elles ne mesurent que quelques centimètres lors de leur trajet sur l’océan mais près des côtes, la diminution de la profondeur des mers entraîne une augmentation de la hauteur des vagues. Rappelons que l’énergie développée par un séisme de magnitude 9 équivaut à 30.000 fois celle d’un séisme de magnitude 6. (magnitude du séisme d’Al Hoceima du 24 fév. 2004 par exemple).

Le Maroc a connu durant son histoire des tremblements de terre destructeurs. On peut citer particulièrement ceux du 11 Mai 1624, qui a affecté sérieusement les villes de Fés, Meknes et Taza, et celui du ler Novembre 1755 et ses répliques, connu sous le nom du séisme de Lisbonne, ce violent tremblement de terre de magnitude 8.5 à 9, a généré le plus important tsunami, qu’a connu la région dans le passé. Lors du séisme d’Agadir du 29 Février 1960 (Md=5.8), les pertes en vies humaines et matériel, ont été catastrophiques : plus de 12 000 morts, et des destructions presque totales dans certaines quartiers de la ville. Plus récemment la région d’Al Hoceima (Imzouren et Ait Kamra) a été ébranlé par un violent tremblement de terre de magnitude 6.1, jamais atteinte durant plus d’un siècle au moins, il a fait 629 morts, 956 blessés et des dégâts matériels importants.

La première station sismologique a été installée au Maroc en 1937 par Le département de Physique du Globe de l’Institut Scientifique (Université Mohammed V), ce n’est qu’après le tremblement de terre d’Agadir de 1960 qui a causé plus de 12000 morts que le réseau sismologique marocain a commencé à prendre forme, avec l’installation de 3 stations de 1964 à 1968 et de 12 stations de 1971 à 1981. Après 1981 c’est le projet (PAMERAR) intitulé réduction du risque sismique dans les pays arabes qui a contribué énormément à l’extension du réseau sismologique national, géré par le centre national de la recherche scientifique et technique, ce réseau en 1990 compté 30 stations sismologiques. Cette configuration a augmenté la sensibilité du réseau national par la suite, c’est-à-dire qu’on peut enregistrer et déterminer des séismes de magnitude de plus en plus faible, et de plus en plus loin.

Le Maroc est probablement le pays de l’Afrique le plus affecté par les Tsunami générés par les séismes marins. En effet, les régions côtières du Portugal, de l’Espagne et du Maroc sont exposés à de larges Tsunamis générés par des séismes Atlantiques, localisés sur la faille des Açores-Gibraltar marquant la frontière entre les deux plaques Afrique et Eurasiatique. Parmi les Tsunamis recensés ayant affecté le Maroc, citons les cas historiques de 60 a.j. et de 382 (Victor S.M., 1991), l’absence de données n’a pas permis de quantifier ces effets, par contre le Tsunami du premier Novembre 1755 était bien étudié récemment. Cette même faille des Açores-Gibraltar a généré un Tsunami à la suite du séisme du 28-2-1969 de magnitude 7.3.

Le Tsunami consécutif au tristement célèbre du tremblement de terre de Lisbonne du premier novembre 1755, où sa magnitude a été estimée à (8.5- 9), a ravagé une partie de Tanger, Asila, Larache, Mehdia, Salé, Rabat, Casablanca. La hauteur des vagues aurait atteint 15 mètres à Asila, El Jadida et Safi, et la mer aurait pénétré sur 2.5 km à l’intérieur des terres, à El Jadida, Safi, Essaouira, les eaux marines seraient passées par dessus les remparts, les effets purement sismiques de ce tremblement de terre , déjà terribles, furent encore aggravés par les effets du Tsunami, 200 personnes furent noyées à Rabat.

Vu que les effets des Tsunamis sont limitées aux côtes, que les régions côtières du Maroc sont les plus peuplées, où plus de 70 % de l’économie du pays y est localisée, l’occurrence d’un Tsunami de la même importance que celui du 1-11-1755 sera une grande catastrophe naturelle, et causera des pertes matérielles et en vies humaines très élevées.

S’il est encore difficile de prévoir un séisme, l’arrivée d’un Tsunami, elle, peut dans de nombreux cas être annoncée à temps pour permettre l’évacuation de la population, et l’arrêt de grandes machines pour les installations industrielles à hauts risques, et ceci par la mise en place d’un système d’alerte au Tsunami à une échelle régionale, au niveau du Portugal, de l’Espagne et du Maroc, et établir en suite un programme de réduction du risque de Tsunami, dans les régions à haut risque.

Quelques conseils pratiques pour éviter un tsunami : Etre conscient du phénomène tsunami. Cette conscience peut sauver une vie, partager ce savoir avec les autres.

Les gens qui sont sur les bateaux au large de la mer, restez- y. Si vous ressentez une secousse sismique en étant sur la plage, ou si vous remarquez que la mer se retire, brusquement d’une dizaine de mètres, monter immédiatement à une altitude plus élevée. Rester loin des zones basses du littoral est le conseil le plus sûr en cas de tsunami.

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*Enseignant-chercheur sismologue,

Institut Scientifique, Université Mohammed V, Rabat.

email : elalami_otman@yahoo.com, elalami@israbat.ac.ma

Par El Alami S. Otman*

Edité le: dimanche 2 janvier 2005.

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