SPECIAL
TSUNAMI - ASIE du SUD EST ![]()
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Quatre
mois après le tsunami
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Actualité
(CM1A)
Tsunami, un mot qu’ils ne sont pas près d’oublier. La catastrophe en Asie a beaucoup touché les enfants de l’école. Les enfants ont posé beaucoup de
questions aux reporters en herbe du CM1 qui ont procédé
à une enquête dans différentes classes. Voici les
questions qui ont été posées le plus souvent et auxquelles
d’autres élèves du cycle 3 vont tenter de répondre
dans les jours à venir : Toutes ces questions traduisent bien la compassion et l’inquiétude des enfants face à cette terrible catastrophe naturelle Dossier
à suivre… |
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| Le tsunami du 26 Décembre 2004 (CM1B) A la suite d'un tremblement de terre de force 9,0 à l'ouest de Sumatra, des secousses sismiques* et un puissant tsunami ont frappé l'Indonésie et la Thaïlande causant la mort de plus de 166.000 personnes en Indonésie et de plus de 5.000 en Thaïlande.Les pays touchés sont:
Où les tsunamis peuvent- ils survenir? La
plupart des séismes sont recensés dans l'océan Pacifique
mais peuvent toucher tous les océans et mers. *1.Qui ont rapport avec les tremblements de terre. *2.En Sibérie. Voici tous les endroits qui ont été touchés (Asie du sud-est et une partie de l’Afrique) en jaune.
Voici plusieurs lieux, avant et après le tsunami.
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L'aide humanitaire en Asie. (CE2B) Le Tsunami (raz de marée, vague de port) du 26 décembre
2004 catastrophe naturelle représentée par Quelques
associations , ONG ( Organisations Non Gouvernementales): la Croix Rouge,
SOS Enfants Asie, Médecins Du Monde, Médecins Sans Frontières,
l'UNICEF, Action Contre la Faim. |
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Le risque de Tsunami au Maroc La
plupart des tsunamis sont causés
par les séismes marins. C’est La théorie de la tectonique des plaques,
qui a permis d’expliquer le mécanisme de déclenchement des tremblements
de terre, cette théorie relie la sismicité, le volcanisme et le flux de
chaleur terrestre, la C’est
à la frontière des plaques (70 à 250 Km d’épaisseur) que se localisent
la plupart des phénomènes d’ordre sismique. Ces frontières sont en effet
le siège de mouvements lents mais incessants, qui finissent par accumuler
des tensions et contraintes importantes jusqu’au point de rupture, c’est
à ce moment là que le séisme prend forme, et toute l’énergie qui n’a pas
été dissipée sous forme de chaleur (30%), se propage sous forme d’ondes
sismiques, dans toutes les directions du globe, traversant ainsi le manteau
et le noyau. Les in La
plupart des grands séismes, (80% de l’énergie totale des séismes), ont
lieu dans les zones de subduction où une plaque océanique glisse sous
une plaque continentale ou sous une autre plaque océanique plus récente.
Existe-t-il
une relation entre les séismes et l’activité humaine en général, dans
certains cas oui, comme la construction de grands barrages. Au voisinage
d’une faille, le remplissage en eau du barrage, peut modifier l’équilibre
des contraintes, créant ainsi une sismicité induite, cette action généralement
peut accélérer le processus du déclenchement d’un séisme, mais le moteur
essentiel reste le courant de convection, qui fait monter le magma des
volcans, qui à son tour pousse et essaye de sortir de la croûte terrestre
là où l’épaisseur est la plus faible, comme la croûte océanique (à peu
près 15 Km), ces zones de faiblesse sont les dorsales océaniques, qui
marquent les limites des plaques en mer. Après la dé Les
principales tâches du Département de Physique du Globe de l’institut
Scientifique, Université Mohammed V : Je
ne citerai que ce qui se fait en sismologie et en Tsunamologie.
1-
En sismologie :
2-
En Tsunamologie : ces phénomènes sont très rares, puisque
leur occurrence dépend des séismes de magnitudes M>6. nous
avons fixé un certaine ordre de priorités comme suit :
Le
mot tsunami est issu d’un
mot japonais signifiant « vague de port ». Il peut être causé
par plusieurs phénomènes naturels ; un séisme assez fort situé en
mer, une éruption volcanique ou par la chute de grandes météorites. Dans
le cas d’un Tsunami d’origine sismique, le foyer et la surface de rupture
de la faille doivent être situés sous l’océan ou proche de la côte. Les
séismes pouvant être à l’origine d’un Tsunami, sont ceux qui génèrent
un déplacement vertical (pouvant atteindre plusieurs mètres) du fond marin
(failles normales ou inverses), sur une grande surface (jusqu’à 100 000
km2). Les séismes de profondeur inférieure à 70 kilomètres, situés le
long des zones de subduction sont responsables de tsunamis destructeurs.
Hauteur
de la vague en fonction de la profondeur et de la vitesse. Source :
www.prevention2000.org Les
tsunamis, dénommés parfois vagues sismiques océaniques ou incorrectement
raz-de-marée. Un tsunami se propage sous forme d’onde (telle que les vagues
proches des côtes). Ce type de vague voyage à une vitesse v2=g.h
(g = 9.8 m.s-2), où h est la profondeur de la mer. Dans le Pacifique par
exemple, où la profondeur moyenne de l’eau est d’environ 4000 mètres,
un tsunami se propage à 200 m/s ou 700 km/h.
A la différence des vagues générées par le vent (comme les ouragans),
les tsunamis partent du plancher océanique et forment des ondes très longues
contenant une énergie colossale. En plus de sa grande vitesse, elle peut
parcourir de longues distances telles qu’un océan, et sans perte d’énergie
conséquente. En s’approchant des côtes, vers des eaux moins profondes,
sa vitesse et sa longueur d’onde diminuent, en dépit de sa taille qui
augmente (hauteur de la vague), ainsi elle peut atteindre des dizaines
de mètres, c’est de cette manière qu’il dissipe toute l’énergie emmagasinée.
On
peut observer des répliques de Tsunami, jusqu’à 8 vagues arrivant à intervalle
de 15 à 30 minutes et pouvant causer des dommages jusqu’à ce que toute
l’énergie soit dissipée (la première vague n’étant pas forcément la plus
grosse). Le
séisme de l’Asie du Sud-Est, au large de l’Indonésie,
qui a atteint une magnitude 9 sur l’échelle de Richter, est dûe
à un phénomène de subduction, résultant de l’enfoncement de la plaque
océanique sous l’arc de Sumatra. Ce séisme est le quatrième d’une telle
puissance durant ce dernier siècle, avec celui du Kamtchatka, aux confins
de la Sibérie, en 1952 (9), du Chili en 1960 (9,5) et d’Alaska en 1964
(9,2), La plaque indoaustralienne (1000 Km de
long sur 100 Km de large) se déplace vers le nord-est à la vitesse de
5 cm par an. Lors d’une phase intersismique,
cette avancée est bloquée. Toute
cette énergie accumulée durant cette période, s’est violemment libérée,
générant ainsi un tremblement de terre d’une telle importance, les dégâts
du séisme sont aggravés par les vagues destructrices du Tsunami. Le
séisme de magnitude 9 de dimanche en Asie du Sud, le plus fort enregistré
depuis 40 ans, a provoqué des vagues se déplaçant sur des milliers de
kilomètres à 800km/h. Elles ne mesurent que quelques centimètres lors
de leur trajet sur l’océan mais près des côtes, la diminution de la profondeur
des mers entraîne une augmentation de la hauteur des vagues. Rappelons
que l’énergie développée par un séisme de magnitude 9 équivaut à 30.000
fois celle d’un séisme de magnitude 6. (magnitude
du séisme d’Al Hoceima du 24 fév. 2004 par exemple). Le
Maroc a connu durant son histoire des tremblements de terre destructeurs.
On peut citer particulièrement ceux du 11 Mai 1624, qui a affecté sérieusement
les villes de Fés, Meknes et Taza, et celui du
ler Novembre 1755 et ses répliques, connu sous le nom du séisme
de Lisbonne, ce violent tremblement de terre de magnitude 8.5 à 9, a généré
le plus important tsunami, qu’a connu la région dans le passé. Lors du
séisme d’Agadir du 29 Février 1960 (Md=5.8),
les pertes en vies humaines et matériel, ont été catastrophiques :
plus de 12 000 morts, et des destructions presque totales dans certaines
quartiers de la ville. Plus récemment la région d’Al Hoceima (Imzouren
et Ait Kamra) a été ébranlé par un violent tremblement
de terre de magnitude 6.1, jamais atteinte durant plus d’un siècle au
moins, il a fait 629 morts, 956 blessés et des dégâts matériels importants.
La
première station sismologique a été installée au Maroc en 1937 par Le
département de Physique du Globe de l’Institut Scientifique (Université
Mohammed V), ce n’est qu’après le tremblement de terre d’Agadir de 1960
qui a causé plus de 12000 morts que le réseau sismologique marocain a
commencé à prendre forme, avec l’installation de 3 stations de 1964 à
1968 et de 12 stations de 1971 à 1981. Après 1981 c’est le projet (PAMERAR)
intitulé réduction du risque sismique dans les pays arabes qui a contribué
énormément à l’extension du réseau sismologique national, géré par le
centre national de la recherche scientifique et technique, ce réseau en
1990 compté 30 stations sismologiques. Cette configuration a augmenté
la sensibilité du réseau national par la suite, c’est-à-dire qu’on peut
enregistrer et déterminer des séismes de magnitude de plus en plus faible,
et de plus en plus loin.
Le
Maroc est probablement le pays de l’Afrique le plus affecté par les Tsunami
générés par les séismes marins. En effet, les régions
côtières du Portugal, de l’Espagne et du Maroc sont exposés à de larges
Tsunamis générés par des séismes Atlantiques, localisés sur la faille
des Açores-Gibraltar marquant la frontière entre
les deux plaques Afrique et Eurasiatique. Parmi les Tsunamis recensés
ayant affecté le Maroc, citons les cas historiques de 60 a.j. et de 382 (Victor S.M., 1991),
l’absence de données n’a pas permis de quantifier ces effets, par contre
le Tsunami du premier Novembre 1755 était bien étudié récemment. Cette
même faille des Açores-Gibraltar a généré un
Tsunami à la suite du séisme du 28-2-1969 de magnitude 7.3. Le
Tsunami consécutif au tristement célèbre du tremblement de terre de Lisbonne
du premier novembre 1755, où sa magnitude a été estimée à (8.5- 9), a
ravagé une partie de Tanger, Asila, Larache,
Mehdia, Salé, Rabat, Casablanca. La hauteur
des vagues aurait atteint 15 mètres à Asila, El Jadida et Safi, et la mer aurait pénétré sur 2.5
km à l’intérieur des terres, à El Jadida,
Safi, Essaouira, les eaux marines seraient passées par dessus les remparts,
les effets purement sismiques de ce tremblement de terre
, déjà terribles, furent encore aggravés par les effets du Tsunami,
200 personnes furent noyées à Rabat. Vu
que les effets des Tsunamis sont limitées aux côtes, que les régions côtières
du Maroc sont les plus peuplées, où plus de 70 % de l’économie du pays
y est localisée, l’occurrence d’un Tsunami de la même importance que celui
du 1-11-1755 sera une grande catastrophe naturelle, et causera des pertes
matérielles et en vies humaines très élevées. S’il
est encore difficile de prévoir un séisme, l’arrivée d’un Tsunami, elle,
peut dans de nombreux cas être annoncée à temps pour permettre l’évacuation
de la population, et l’arrêt de grandes machines pour les installations
industrielles à hauts risques, et ceci par la mise en place d’un système
d’alerte au Tsunami à une échelle régionale, au niveau du Portugal, de
l’Espagne et du Maroc, et établir en suite un programme de réduction du
risque de Tsunami, dans les régions à haut risque. Quelques
conseils pratiques pour éviter un tsunami : Etre conscient du phénomène
tsunami. Cette conscience peut sauver une vie, partager ce savoir avec
les autres. Les gens qui sont sur les bateaux au large de la mer, restez- y. Si vous ressentez une secousse sismique en étant sur la plage, ou si vous remarquez que la mer se retire, brusquement d’une dizaine de mètres, monter immédiatement à une altitude plus élevée. Rester loin des zones basses du littoral est le conseil le plus sûr en cas de tsunami.
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Scientifique, Université Mohammed V, Rabat. email : elalami_otman@yahoo.com,
elalami@israbat.ac.ma
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