Cyberfax ! Journal junior international à distance N ° 78
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Lycée Hassan II, Rabat, Maroc
Lycée"Constantin Brancoveanu"de Valcea
Traditions chez les Roumains

Photo: Maria TERTECI,Horezu,Valcea,Roumanie

Photo 1 Jeune fille en costume populaire

Traditions roumaines: le MARTISOR

Rions un peu…

LA MUSIQUE ROUMAINE
Modernité vs Tradition

 

 

 

Modernité vs Tradition

 

La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent tandis que la tradition, par contre, c'est l'éternel et l'immuable. De ce fait, le village est l'endroit idéal qui préserve et développe tout ce qui est traditionnel. Par contre, la ville a une identité propre qui tient plutôt à la modernité,à tout ce qui est nouveau.

 


La disparition des traditions est une conséquence implicite du développement technologique, d'un nouveau niveau de vie. Ce ne sont que les vieux qui gardent encore les traditions du village où ils vivent. Les jeunes ne connaissent pas ou ne comprennent plus leur signification. Le baptême, les noces, l'enterrement-événements fondamentaux dans la vie de l'homme-sont autant d'occasions de se retrouver et de faire la fête. Les foires et les fêtes folkloriques sont les seules à préserver la vie traditionnelle. Dans certaines régions roumaines,les habitants gardent encore le costume populaire et certaines coûtumes liées au calendrier ou aux fêtes religieuses: le Noël, les Pâques, la Saint-Valentin („Dragobetele”).

Pour les jeunes générations, les traditions représentent, à mon avis, un moyen de
compréhension de leur histoire, des témoins d'un certain mode de vie, des valeurs et des croyances de leurs ancêtres. C'est pour cela que la famille et l'école sont les éléments fondamentaux qui assurent la pérénité des traditions puisque celles-ci constituent la maison de nos âmes, notre carte d'identité dans un monde si divers et si complexe, celui du XXIème millénaire.

DUMITRU IOAN ANDREI 18 ans.

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Traditions chez les Roumains

  FOLKLORE et TRADITIONS Nous nous sommes demandés ce qui était véritable, authentique dans ces traditions… et nous n'avons pas tranché! Car ce n'est pas évident…. Le costume, porté autrefois, mais disparu aujourd'hui, sauf dans les fêtes populaires, fait-il partie des traditions?

Il est certain que c'est une richesse, que chaque région a ses particularités, mais aujourd'hui, est-ce seulement une curiosité, un attrape-touristes? "le folklore (au sens large de culture traditionnelle et populaire) est une création émanant d'un groupe et fondée sur la tradition, exprimée par un groupe ou par des individus, reconnue comme répondant aux attentes de la communauté, en tant qu'expression de l'identité culturelle et sociale de celle-ci. Les normes et les valeurs se transmettent oralement, par imitation ou d'une autre manière. Ses normes comprennent entre autre, la langue, la littérature, la musique, la danse, les jeux, la mythologie, les rites, les coutumes, l'artisanat, l'architecture et d'autres arts". La diffusion du folklore doit être encouragée par l'organisation de manifestations folkloriques à l'échelon régional, national ou international, la publication périodique, la sensibilisation des médias, la création de centres de documentation et de bibliothèques. Mais le mot folklore a aussi un sens péjoratif.

DANSES ROUMAINES : la Hora et la Sirba: la SÎRBA On peut la considérer comme la seconde danse populaire roumaine, la première étant la hora , dont on a répertorié plus de 300 variantes. C'est une danse où les participants forment une longue chaîne en se tenant par les épaules, sur un rythme 2/4 au tempo extrêmement rapide. Cette danse  peut durer une heure sans interruption. La chaîne nécessite, à chacune des extrémités, un chef: celui de tête maintient le rythme, celui de queue s'occupe de la forme de la danse. Les danseurs se déplacent par bonds successifs sur la droite, en ligne ondulante ou en spirale.

 


Photo 2-Hora,spectacle

NITU Ruxandra,élève,15 ans,
Grup Scolar”Constantin Brancoveanu”
Horezu-Valcea,Roumanie

 

 

 

 

LA MUSIQUE ROUMAINE

La MUSIQUE ROUMAINE est très caractéristique et marquée par les influences balcaniques et orientales. Les chants sont nombreux:

les chants longs appelés "doina"

les chants du sapin de la cérémonie des funérailles

ballades ou chants anciens orientaux

les professionnels nommés " lautaris "  souvent d'origine tzigane qui chantent des ballades.

Les instruments les plus couramment utilisés sont: le violoncelle le cornet à piston, le cymbalum, la contrebasse, le saxophone

Les textes sont souvent subordonnés à la mélodie dans la Hora lunga, chant long qui se construit sur un thème musical traditionnel avec l'imagination créatrice du moment.


Photo 3 Interprète et lautari

RELIGION : La Roumanie rurale est très orthodoxe et marque beaucoup les fêtes de Pâques, de Noël et les moments importants de la vie.On peut assister à un baptême par exemple, avec des rites étonnants, comme d'embrasser toutes les icônes en fin de cérémonie, de déposer l'enfant au pied de "l'autel", de l'immerger complètement dans l'eau (tiédie).

NOEL: Parmi les fêtes d'hiver,  Noël est sans doute la plus attendue et la plus chère aux Roumains. Pour cette occasion on fait beaucoup de préparatifs et on passe beaucoup de temps dans la cuisine pour préparer les plats traditionnels: du rôti de porc car la viande de cochon est très sollicité à cette époque-là, de la viande à la gelée, des saucissons divers et bien sûr, des “sarmale” – des boulettes de viande hachée, enveloppées dans des feuilles de vigne ou de chou aigre. A la veille de Noël, des petits groupes d'enfants rendent des visites chez les voisins, chez les amis pour leur chanter des cantiques de Noël, des chants qui annoncent la naissance du Christ. On les en  récompense par des noix, des pommes, des biscuits ou des craquelins. Il y a des régions du pays, comme la Moldavie par exemple, où les gens se masquent à la veille de Noël et ils chantent des cantiques spéciaux pour chasser les esprits méchants.

Pour annoncer le nouvel an, il y a aussi des chansons typiques,  des vœux  et des souhaits traditionnels en vers, interprétés avec des cliquetis, des clochettes et des claquements de fouet.

“Dragobetele” : qu'on fête le 24 février, c'est le jour spécial des amoureux. Pour les Roumains il a la même signification que Valentine's Day  pour les Anglais, Dragobete étant dans les légendes locales un très beau jeune homme, le type de l'amoureux éternel.

LES PAQUES En Roumanie, à l'occasion des Pâques, on peint des œufs  de couleurs diverses mais surtout en rouge, couleur qui renvoie au sang du Christ au moment de la crucifixion. Le premier œuf  qu'on peint en rouge s'appelle la chance des enfants ou la petite pomme. Une vieille coutume pour la prospérité et la santé de la famille est respectée encore de nos jours: au matin des Pâques, dans un petit bassin on met un œuf  rouge, une petite monnaie en argent et de l'eau fraîche (de fontaine);  avant de communier, tous les membres de la famille se frottent les joues avec l'œuf  et se lavent le visage tour à tour, en disant: “Que je sois sain, aux joues rouges comme cet œuf  Que tout le monde m'attende comme on attend les œufs  de Pâques”. Puis, en prenant la monnaie dans la main, chacun avoue le souhait d'être pur et de grande valeur, comme l'argent.


Oeuf peint


DOLOFAN Cosmina,élève,
Terminale,Grup Scolar
”Constantin Brancoveanu”
Horezu-Valcea,Roumanie

 

 

 

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Traditions roumaines: le MARTISOR

 

Au mois de mars, les gens s'offrent affectueusement des petits cadeaux, symboles de l'arrivée du printemps. C'est comme si la renaissance de la nature nous faisait penser à tous ceux que nous aimons en nous poussant à leur faire des surprises. La tradition est connue dans toutes les régions du pays: en Transylvanie, Banat, Valachie, Dobroudja, Moldavie. Aux temps anciens, la coutume était respectée par les parents qui le 1 er   mars, attachaient à la main des enfants une petite pièce de monnaie (en or ou en argent) qui leur porte bonheur. Cette monnaie appelée “martisor” ou “martigus” était attachée à l'aide d'un fil tressé rouge et blanc. Le blanc symbolisait la pureté de la neige, de l'hiver, le rouge -  l'incandescence de l'été. La valeur du “martisor” étant considérée bénéfique et protectrice, la tradition a été gardée jusqu'à nos jours avec de sensibles adaptations: la pièce de monnaie a été remplacée par des petites figurines métalliques (des petits cœurs, des trèfles, des fers à cheval, des ramoneurs), toujours attachées par le fil rouge et blanc qui sont offertes par les garçons/les hommes aux filles/femmes, à partir du 1 er   mars et qui sont portées pendant tout le mois, en guise de broches, sur les vêtements, du côté droit.

LE 8 MARS (LA FETE DES MERES) Appelé aussi “la fête des femmes”, c'est le jour où toutes les femmes ( mères, sœurs, épouses, bien-aimées, copines, grands-mères) sont célébrées avec des cadeaux et des fleurs par les hommes. C'est une fête attendue avec joie car ce jour-là, les femmes sont exemptées du ménage, du travail (s'il est possible) et, après avoir visionné les petits spectacles que leurs enfants préparent, en général à cette occasion, elles s'en vont par petits groupes, exclusivement féminins, faire la fête au restaurant. Elles savent en profiter, car elles savent bien que ça ne durera pas!

MUCENICII (LES MARTYRS) C'est une coutume qui coïncide avec la fête religieuse/chrétienne du 9 mars quand on comémore les 40 martyrs. A cette occasion, dans toutes les maisons des Roumains, on prépare un plat / dessert typique appelé “mucenici”. Il s'agit de 40 petites figurines, faites en pâte sous la forme du chiffre 8 qui sont mises a bouillir dans un sirop où on a ajouté beaucoup de cannelle en poudre et des noix moulues. En Moldavie les figurines ne sont pas mises à bouillir, mais, comme les brioches, elles sont mises au four et puis enduites de miel et saupoudrées de noix moulues.

 

 

ROMAN Diana ,élève,17 ans,Seconde H,GRUP SCOLAR”Constantin Brancoveanu”HOREZU-VALCEA,ROUMANIE

 

ARTISANAT


Photo 4 –Objets d'artisanat.

GASTRONOMIE La cuisine roumaine est riche, "goûteuse" et copieuse, comme peut l'être la cuisine d'un pays dans lequel tout pousse encore naturellement, où les légumes et les fruits suivent le cours normal des saisons, où l'hiver est rigoureux. La viande de porc est particulièrement appréciée, mais on trouve aussi du boeuf, du veau et du poulet de qualité. Toutes ces viandes sont délicieuses juste grillées.

Les spécialités roumaines comprennent beaucoup de soupes. Essayez la " Ciorba ", une soupe aigre à base de son fermenté, de lard, de pommes de terre, de boeuf ou de poulet.
De solides ragoûts tels que le " Tochitura " sont accompagnés, comme de nombreux plats de viande roumaine , de " mamaliga ", une polenta de maïs.
" Sarmale " est un plat à base de feuille de choux (parfois aussi de vigne) farci à la viande.
La " Mititei " est une petite saucisse grillée, parfumée aux plantes aromatiques.

Dans les poissons, goutez la carpe à la broche, une spécialité du Delta du Danube.

D'excellents et nombreux vins roumains (voir rubrique vins) accompagnent à la perfection ces plats locaux.La " Tuica ", un alcool de prunes est souvent bu en apéritif.


Sarmale”-chou farci

1 grand chou ( ou 2 de taille moyenne)
750 g de viande de porc (ou moitié porc moitié bœuf) hachée
quelques tranches de lard fumé
1 grosse tranche de mie de pain trempée dans de l'eau, puis essorée
2 oignons, 2 cuillères à soupe de riz
6 tomates ou 2 cuillères à soupe de concentré de tomates
1 l de borch, 100 g de saindoux
sel, poivre, thym, fenouil.

HOANTA Adina,élève,14 ans, Grup Scolar”Constantin Brancoveanu” Horezu-Valcea, Roumanie

 

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Rions un peu…

Un spécialiste anglais est en mission dans un ministère roumain. Ponctuel, il arrive tous les matins à huit heures. Ses collègues roumains arrivent entre huit heures et quart et huit heures et demie. Tranquillement, ils s'installent à leur bureau en bavardant du match de la veille... Vers dix heures, tous les Roumains font une pause café, qui dure généralement une bonne heure et leur permet d'échanger des nouvelles de leur famille. A midi et demi, c'est la pause apéritif qui permet de faire des pronostics sur le match du soir. A deux heures tout le monde commence à ranger ses affaires et à trois heures il ne reste que l'expert anglais dans les locaux du ministère.
Les jours passent et chaque fois que les Roumains s'en vont, l'Anglais se lève et leur dit quelques mots dans sa langue maternelle, toujours les mêmes mots.
Comme personne ne le comprend, on se résout par curiosité à faire venir un interprète et on apprend alors que l'Anglais dit:
- Camarades, excusez-moi de ne pouvoir participer à votre grève.

Drôles de dessins


COTEANU Daciana,élève en Terminale.

-Comment as-tu trouvé la brebis dans le champ de maïs?

-Acceptable!


-Tu n'as pas peur de moi,Jean?-demande la mort.
-Noon…Nous,les Roumains,ce n'est pas la mort qui nous effraye mais la pauvreté!

 

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