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Groupe de Rabat.- Institut français de Rabat.- Espace Bleu. 13, av. Alaouyine BP. 1459 Rabat - MAROC
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Lycée Hassan II (Maroc)
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| Lycée Agricole (Maroc) |
| Groupe Scolaire Maamora (Maroc) |
| Lycée Al Ghazali (Maroc) |
| Lycée Lalla Aïcha (Maroc) |
| Institut Gustave Flaubert (Maroc) |
| Lycée moulay Youssef (Maroc) |
| Collège Pierre Brossolette (France) |
| 9ème collège d'Acharnès (Grèce) |
| Constantin Brancoveanu Roumanie |
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Les jeunes s'éloignent des adultes, créent des limites et cherchent à creuser des distances, quelles en sont les causes ? Pourquoi ?
Les jeunes semblent perdus dans cette société qui ne répond en rien à leurs attentes. En face la déception constante générée par ce monde où les traces de l'humanisme semblent s'estomper de jour en jour, les jeunes ont d'une certaine façon créé leur propre monde avec ses règles et son langage, où loin des adultes et de leurs restrictions illogiques, la place est accordée à la liberté de parler. Cette communauté qui grandit, qui bouge, qui pense, qui respire, et qui fait du bruit est la représentation minimale du monde comme le conçoivent les jeunes. Bien sûr, il n'a rien de parfait mais il a au moins le mérite de leur ressembler, simple et clair, sans hypocrisie flagrante et mensonges perpétuels, le mérite est pour ceux qui ont le courage de dire ce qu'ils pensent et pour ceux qui vont jusqu'au bout de leurs batailles ; non pour ceux qui manipulent la vérité comme épée et qui changent de position comme ils changent de veste. Peut-être que c'est à cet âge-là, qu'on a la chance de voir la magnificence du monde, qu'on se rend compte combien il est simple et accessible, qu'on est le plus proche possible de sa vérité profonde (beauté et simplicité…). Quand on est jeune on brûle sa vie à la vitesse de la lumière, on vit au jour le jour, on rêve de gloire, d'héroïsme, de changer le monde. A cet âge là, on sait que l'important ce n'est pas comment on a vécu mais la trace qu'on a laissé. Du moins, c'est cette image là que je voudrais garder avec moi jusqu'à la fin, et non l'oublier dans l'un de ces tiroirs poussiéreux, au fond de ma mémoire, comme l'ont fait les adultes avant moi, pour adopter une plus fade conception. Myriam Bali 17 ans |
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Comment les jeunes sont-ils éduqués et informés sur le plan sexuel ? Qui en parle ? Tabous ? Stéréotypes ?
Nombreux sont les articles publiés dans les journaux et revues qui parlent de viol, d'abus sexuels chez les jeunes, des agressions sous la menace, que ce soit au Maroc ou à l'étranger. Tous les jeunes sont touchés par ce sujet. Malheureusement, dans notre culture l'éducation sexuelle est absente, considérée comme un manque de respect, un tabou et toute la société préfère « la loi du silence ».
Se respecter , ne veut pas dire laisser les jeunes dans l'ignorance totale de ces choses. On pourrait ainsi intégrer l'éducation sexuelle dans les livres scolaires à partir d'un certain niveau, pour que le récepteur soit capable d'assimiler les choses et ne pas leur donner une autre interprétation. 1500 photos libres de droit Nassima El Betrouji 18 ans |
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Au Maroc, les jeunes ne sont pas intéressés par la politique .Ce désintérêt est la conséquence de deux phénomènes. Les jeunes conçoivent la chose politique comme un domaine réservé à des personnes qui courent derrière un intérêt personnel.
La deuxième raison est qu'au Maroc la chose politique est monopolisée par des personnes qui ont décidé de fermer leur parti à la jeunesse qui s'est trouvée marginalisée, rejetée ce qui la pousse à tourner le dos à la politique et à chercher d'autres moyens d'expression.
Nakiata Asmae 18 ans
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Qui suis-je ?
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Dans la cours de récréation du lycée la question est : « Comment concevez-vous votre avenir ? », nos reporters ont recueilli les commentaires de quelques élèves. Fatima : « Pour nous les jeunes, avoir le bac est une étape difficile, il faut travailler pour obtenir une bonne moyenne. Pour moi, je voudrais faire des études en infirmerie et spécialement en pédiatrie. Depuis l'âge de dix ans, j'aime beaucoup les bébés, et j'espère que je vais réaliser mon rêve même s'il n'est pas très satisfaisant. Mais c'est le domaine où j'aimerais travailler toute ma vie. » Mehdi : « En tant qu'adolescent, je suis paumé dès que je pense à l'avenir. Il est vrai que je rêve d'être quelqu'un de particulier mais le rêve est une chose et la réalité une autre. La plupart de ceux que je connais veulent le même avenir : médecin, ingénieur, docteur, … parce que c'est la solution pour vivre « bien ». La seule issue est de poursuivre ses études supérieures pour décrocher un « super » diplôme et par la suite avoir un travail avec un « gros salaire ».
Aiman : « la plupart des jeunes rêvent du modèle de vie véhiculé par les différentes chaînes télévisées. Une belle maison, une voiture à couper le souffle et un travail bien payé. Mais de plus en plus, les jeunes sont conscients que « ces images » sont difficiles voir inaccessibles, impossibles à concrétiser : études de plus en plus difficiles, diplômes de plus en plus dévalorisés, offres d'emploi de plus en plus rares, bref, un avenir bien sombre ! » |
Cependant pourquoi ces jeunes ne se sentent pas bien dans leur peau ? Une identité à définir, un avenir à bâtir et essayer chaque jour de se dégager de l'influence des parents et de se construire une personnalité indépendante à force de conflits et d'affrontements. Une quête quotidienne de ce "soi" tracée par des combats répétés, prises de têtes, accrochages, ne pas lâcher prise, ne pas faiblir pour s'affirmer et se faire prendre au sérieux. Et cette inquiétude permanente, l'anxiété qui vous dévore en vous demandant si vous allez y arriver; mais le comble est qu'il ne s'agit pas seulement de vous et de vos rêves, car votre parcours cache d'autres espoirs et d'autres attentes, celles de vos parents par exemple. L'importance de ce succès que vous n'avez d'autre choix que d'accomplir car c'est le prix d'un avenir meilleur et d'une vie assurée. Voilà des valeurs sûres que les parents transmettent avec insouciance en omettant le poids qu'elles représentent, et en ignorant qu'au lieu de vous pousser, ils vous clouent à votre place avec cette peur au ventre de cet avenir qui selon eux n'a rien de féerique.
Se réveiller chaque jour en se demandant si cela en vaut la peine, l'impatience de la jeunesse n'arrange rien et les hormones semblent ajouter quelques étincelles à ce feu qui vous consume. La peur de passer à l'âge adulte vous ronge, cette transition qui déterminera à jamais qui vous êtes, beaucoup de responsabilités et d'enjeux qui reposent soudainement sur vous et seulement sur vous. Je suis jeune et je ne laisserai plus jamais personne me dire que c'est le plus bel âge de notre courte vie, sinon elle ne vaudrait pas la peine d'être vécue.
Myriam Bali 17 ans |
Pour un minimum d'équité ***** La jeunesse marocaine n'est-elle pas le reflet à quelques proportions près de l'image de la réalité sociale de notre pays ? Peut-être est-ce réductible, mais je vais proposer une image représentative de la jeunesse : des « fils à papa », des déshérités et une catégorie à cheval ou entre les deux. Un fils ou une fille d'un haut cadre de l'administration, une jeune demoiselle ou un beau garçon d'une famille nantie, n'a que l'embarras du choix pour satisfaire ses désirs sans fin. Dès ses premiers jours de la vie, il ou elle évolue dans un cocon aseptisé et accède par la suite à la «crèche» la plus convoitée.
Quand le piston veut conquérir tous les espaces Pour le primaire, si elle ou il n'opte pas pour les écoles de la mission française et même pour l'école américaine, de nombreux établissements de ce genre à caractère privé sont prêts à l'accueillir à bras grands ouverts, pour lui dispenser à son âge précoce les langues vivantes et lui donner une solide formation de base. Rien ne l'empêche d'entrer au collège avec une prédisposition à franchir avec brio et sans encombre les trois années. A côté, il est en mesure de renforcer ses capacités d'apprentissage en s'offrant les services des meilleurs pédagogues de la cité . A titre d'exemple, un jour un garçon d'« une garderie nord américaine » à Rabat, s'est permis de payer à tous ses camarades de promotion, et par carte bancaire, un sandwich d'une boîte de renommée internationale. A propos, il a à sa disposition une voiture de luxe avec chauffeur. Ces bonnes créatures raflent les premiers rangs des classes au lycée, et par voie de fait bloquent les autres élèves aux rangs inférieurs. Elles se payent les meilleurs « professeurs », et laissent loin derrière eux leurs camarades qui ne peuvent suivre l'envolée des prix des cours de soutien. De ce fait, pourrai-je m'empêcher de ne pas soulever le problème de la sélection scolaire, mère d'une « discrimination » scolaire favorisant une division présente et future au sein de la société ? Aux enfants des riches : la meilleure formation et par conséquent les emplois les mieux rémunérés. De plus, des « maisonnettes » leur sont créées, ou des postes sont réservés d'avance pour eux jusqu'à leur retour de l'étranger, même avec un diplôme «bidon ». Pour une grande partie des fils ou des filles du peuple, heureux celui ou celle qui arrive à se faire employer d'une manière subalterne. Pour le reste, la précarité ou la délinquance sont de règle. N'est-il pas temps de remédier à cette situation en luttant avec force contre ce phénomène de société et en mettant à contribution tous les acteurs publics, civils et médiatiques, selon leurs niveaux d'intervention, et assurer à chaque jeune une formation et l'éducation qui lui convient, l'aidant à acquérir son émancipation et sa liberté dans un objectif d'utilité pour lui-même, pour la société et finalement pour ce cher pays qui est le Maroc ?
Houda ZOUGGARI 18 ans |
Assurer son avenir est l'objectif principal de chaque personne et surtout des jeunes étudiants dont nous faisons partie. Chaque jeune pense à son avenir tout en espérant avoir un bon parcours dans la vie et occuper un poste important dans l'avenir. Par exemple, au baccalauréat, l'étudiant doit bien réfléchir à son avenir, car à cet âge là, non seulement il doit travailler dur pour de bons résultats, mais de plus il doit penser à faire le bon choix pour ses études supérieures. En effet, à cette étape, il est le seul responsable de ses choix et personne n'a le droit de l'influencer, mais en même temps il doit assumer ses responsabilités.
Chacun de nous rêve d'occuper un bon poste qui lui permettra de bénéficier d'un salaire élevé, lui donnant la possibilité de fonder une famille et lui assurer un bon niveau de vie.
Taibi Nadir18 ans |
L'identité, l'un des sujets les plus énigmatiques du monde, surtout chez les jeunes du Maghreb. « Un retour aux traditions ou bien un recours à la modernité » telle est la grande question de la jeunesse.
Quel embarras du choix devant toutes ces identités !!! Face à la mondialisation, nos jeunes sont divisés en trois catégories: une est complètement traditionnelle, l'autre et plutôt moderne et la dernière essaye de fusionner entre les deux. Ou cela va nous mener ? C'est clair et complètement normal que les jeunes se sentent perdus. Tout symbolise cette dualité chez les jeunes. Les jeunes marocaines s'habillent à la « Clara morgane » tout en essayant de rester vierges. Sur nos routes on trouve la toute dernière « Ferrari » à triple carburateur et un carrosse du Moyen-Age, bref tout cela n'est pas très réjouissant. Trouver une identité stable devient de plus en plus impossible. Le système veut arranger les choses. C'est bien mais à mon avis cela sera difficile pou ne pas dire impossible, car c'est par lui qu'on doit commencer, toute personne lucide verra qu'il est complètement « Paumé ».
NOOR HANIF 19 ans |
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Entre Modernité et Traditions : Ils sont touchants ces jeunes marocains. Non par leur narcissisme aigu, ni par leur désinvolture, mais par l'aisance et l'innocence avec lesquelles ils fouettent, la vénérable vieille femme, porteuse courageuse, du lourd emblème de la tradition. Cette hideuse flagellation commise sur l'autel de la modernité, où règne l'odeur infecte de la boue du mensonge, et dans lequel se vautrent joyeusement les prêtres du new-âge et leurs troupeaux de disciples.
Ils sont touchants ces jeunes marocains, surtout les jeunes marocaines. Ce n'est pas par leur visage peinturluré, ou leur peau pasteurisée aux cosmétiques, non, ces jeunes du Présent sans « Passé », au futur obscur et incertain, n'attendrissent que par leurs ébats minables et misérables pour accéder à la vie moderne et à la beauté. Le Maroc sort de son antre ténébreux se protégeant avec le bouclier de la jeunesse. Et timidement, il embrasse la lumière noire de l'américaine « way of life ». A l'heure, où nos armoires sont remplacées par des meubles industriels, où les tapis synthétiques transforment l'antique métier de fileuse de laine en travail anachronique, c'est un peu de nous qui s'efface. En oubliant leurs traditions, en s'abandonnant corps et âme à l'illusion superficielle de la beauté et de la modernité, les jeunes oublient leur identité. Ces caractéristiques qui les différencient des autres, des différences qui font non seulement des ennemis mais aussi des amis… C'est en fusionnant, dans un élan de cœur, Tradition et Modernité. Passé et avenir, que nous pourrions espérer l'unité du corps et de l'âme. Sherif Noor 15 ans |
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On dit que « L'amour est une conquête de chaque jour », la plupart des jeunes subissent des petites misères et des souffrances. Ces déceptions auraient pu être évitées s'ils étaient mieux éclairés, s'ils savaient mieux ce que coûtent certaines inconsciences. Et comme a dit un médecin : « Il serait ridicule de ne pas parler de l'amour à un jeune homme que de ne pas parler de la médecine à un futur médecin… »
L'amour ! Tout le monde en parle sans savoir trop ce que c'est. A chaque instant dans la conversation, dans les livres ou dans les chansons, on conjugue le verbe aimer. On dit qu'on aime quelqu'un ou quelque chose. Mais sait-on bien ce qui se cache sous ce petit mot : aimer ? Le véritable amour se manifeste sous deux aspects, celui de l'instinct et celui du cœur avide et prodigue de tendresse. Le « je t'aime » signifie alors : Je veux aussi ton bien réel, je veux te donner beaucoup, te rendre heureux, définitivement heureux, cet amour là est un échange, une amitié…
Un beau jour, sans savoir pourquoi, on est plus gai, on se sent meilleur. Tout paraît plus aimable autour de soi. On a envie de rire et de chanter, de marcher à grands pas à travers les rues. En même temps on découvre en soi une force inconnue qui nous pousse à vouloir faire quelque chose de grand. On a besoin de sortir de soi, de s'épanouir. On est plus cordial, plus généreux, plus enthousiaste, plus aimable pour tout le monde. L'amour est né !
Si l'amour n'était qu'une passion, comme certains le prétendent, il serait puéril de vouloir le faire durer toujours. Les passions ne résistent pas à l'usure du temps. L'amour est plus que la passion. C'est un lien très fort que le temps rend de jour en jour plus résistant. C'est tout ce lot de souvenirs communs, de sacrifices mutuels, de peines et de joies, de dénouements quotidiens. C'est ce capital immense qui s'accroît chaque jour et qu'on appelle la vie. L'amour peut résister à l'épreuve du temps. Il peut subsister même quand les rides et les cheveux blancs ont fait disparaître la fraîcheur et la beauté. Un amour véritable doit être assez solide et assez courageux pour surmonter les petites difficultés de la vie quotidienne. Il doit être assez fort pour accepter les défauts de ceux qu'on aime. L'amour donne la paix, la joie et le bonheur… Et enfin, le mot le plus beau qui soit né les lèvres humaines : « Je t'aime ».Donc il ne faut plus représenter l'amour avec un bandeau, mais avec un flambeau…
ELAMRI KARIMA 19 ans |
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Encore des handicaps à franchir !! Sport pour tout le monde ? Quand le sport met tous les hommes et les femmes sur le chemin de l'égalité
Les pratiques sportives sont les supports essentiels de la vie sociale, source d'engagement et d'épanouissement de la jeunesse. Elles peuvent constituer des supports éducatifs à part entière. La question de l'égalité homme-femme se pose encore avec une acuité particulière dans le domaine du sport. Les femmes sont de plus en plus nombreuses à pratiquer des activités sportives, cependant, même si elle augmente, la pratique féminine reste nettement en retrait par rapport à celle des hommes.
Le sport féminin diffère encore sensiblement du sport masculin, qu'il s'agisse des disciplines choisies, de l'intensité des activités au cours de la vie, des lieux de pratique ou encore de l'engagement dans la compétition.
Enfin, l'accès des femmes aux formations et aux métiers du sport reste encore insuffisant. Doivent-elles améliorer leurs performances pour faire face à la domination des hommes sur les structures du sport ?
Plusieurs étapes ont été franchies dans cet interminable marathon, mais il reste encore du chemin à parcourir avant de franchir la ligne de l'égalité dans le domaine du sport. El Aamri Karima 19ans
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Pour celles et ceux qui pensent encore que mixer se résume à rayer bruyamment un disque vinyle, une petite formation s'impose. Ça tombe bien puisque la nouvelle école pour Dj (Disc jocker) vient d'ouvrir ses portes à Casablanca. Petite visite dans ses locaux…
Si tu es dans le quartier Boujdia, la « Dj school funky noise » vient de fêter son huitième mois d'existence. Aux commandes des platines c'est Dj key «himself » qui balance les rythmes. Oups !!! …Pardon les « beats », parce qu'ici les mots ne sont pas les mêmes que dans le monde extérieur. Le djing a son propre vocabulaire, issu de l'anglais ; et c'est parfois dur de comprendre les conversations passionnées. Pour les deux initiateurs du projet ; Dj key et Lord Kamaz, l'école a été ouverte suite à l'effervescence du mouvement de dijing au Maroc. Elle est basée particulièrement sur les techniques de mix, scratch, pass-pass, cuts et effets divers. Pour les débutants comme les professionnels, initiation et perfectionnement sont proposés. L'idée d'une école pour Dj dans un paysage accoustique plutôt pauvre en musique moderne a de quoi surprendre. Mais c'est justement pour faire évoluer les choses que Dj key a décidé de faire partager son expérience. La chance également de croiser des Dj confirmés et musiciens de tous bords. Pour l'aventure de l'école, c'est le célèbre Dj Pogo, venu tout droit d'Angleterre qui a inauguré les platines.
Toutes les semaines plusieurs membres passent également par cet endroit clé. Il faut dire que funky noise est une boite complète puisque, le Dj school, maîtrise la production audiovisuelle, la création des sites Web, et l'événementiel. On lui doit d'ailleurs plusieurs clips pour « Casa crew », « H-Kayn », « bigg »… ; et le court métrage hip-hop « Maroc Street Life » de Dj key, présenté dans plusieurs festivals. Loin d'être simple, l'équipe de la Dj school considère son principale intérêt de cette aventure est de faire évoluer l'image du djing au Maroc. Ces passionnés du beat souhaitent montrer l'étendue de cette discipline. Un défi pas facile à relever. Il leur est difficile de trouver le matériel adéquat. Les vinyles, la matière première de tout Dj, sont importés et vendus à un prix élevé. Il faut une dizaine de disques chaque mois pour suivre les nouveautés internationales. Mais pas question de baisser les bras ! Les jeunes comptent s'approprier ce domaine. Mais avant tout, le mixage des musiques n'est qu'un mixage de traditions et de modernité ! Alors en avant futures Dj Marocains. Masrour Simo 17 ans
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La pérennité de l'homme dépend de deux facteurs essentiels, le premier consiste à l'adoption de l'héritage ancestrale de la culture traditionnelle et le second consiste en l'adoption de nouvelles cultures.
Aussi pouvons nous distinguer dans la plupart des cas, que la culture ancienne et la nouvelle se chevauchent ou s'intercalent. Aujourd'hui, les jeunes gardent ce qui est ancien et cherchent à le développer ou à l'améliorer. Par exemple, dans le domaine de l'art musical des groupes de jeunes chanteurs s'intéressent aux chansons que leurs parents ou grands-parents ont appréciées et écoutées. En même temps, ils inventent d'autres musiques. Dans le domaine du théâtre, les jeunes s'intéressent à des thèmes traditionnels ou créent de nouvelles pièces de théâtre. Ainsi ils se servent de leurs traditions, de leur culture pour mieux s'identifier et surtout pour mieux se situer dans ce monde en pleine évolution.
Ces dernières années les jeunes s'intéressent de plus en plus aux grandes questions comme l'intégrité, la démocratie, le droit des enfants, les droits des femmes et l'égalité des chances. Les jeunes sont de plus en plus conscients des changements qui s'opèrent et essayent de les analyser pour mieux s'y adapter.
Younes Benmakhlouf 18 ans
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Si le «caftan» m'était conté que de mystère, que de rêve pourrait-il dévoiler ! le véritable objet des mille et une nuit qui se modernise.
Invité à une fête, j'hésite entre ma jupe longue noire, mon top jaune brillant très échancré et mon « caftan ». Quelle indécision ! Je m'y perds plus d'une demi heure pour choisir. Voilà l'objet de mon indécision : Le « caftan », robe traditionnelle marocaine a subi de nombreuses transformations. Mais cette tenue vestimentaire a toujours gardé sa beauté et son élégance. Sa longueur couvrant les jambes, sa largeur faite surtout pour suggérer plutôt que pour dévoiler, enrobe le corps féminin comme un halo de mystère et de grâce. Echancrure, plis amples, voilages, broderies transforment cette tenue en véritable écrin raffiné digne de l'élément qu'il valorise. Que de finesse et de travail pour rendre hommage à l'élégance féminine. Actuellement cette « robe » marocaine à pris un coup « de jeune ». Faite pour tous les goûts, pour toutes les bourses, elle s'adapte à la vie moderne en alliant confort, goût et beauté. Courte, longue, légère ou chaude, taillée dans des tissus chatoyants, sobres ou luxueux, elle est devenue multifonctionnelle. Elle sera robe de chambre ou robe de soirée selon le choix de l'étoffe et de sa coupe.
Tant mieux ! Le fait de présenter à d'autres « mon caftan » me fait découvrir sa beauté, il m'interpelle, il correspond à mes goûts. Il met en valeur mon identité marocaine, je serai fière de porter cette petite merveille d'un art séculaire dont la finesse et la délicatesse ont résisté aux marques du temps.
Une petite pensée d'ailleurs pour nos artistes couturiers marocains qui continuent à créer et à sauvegarder cet art en le modernisant. Donc je porterai mon « caftan » qui m'apparaît comme un véritable chef-d'œuvre. Jugez-en par vous-même.
Soukaina Jermouni 17 ans
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Renouveau ? Intérêt grandissant pour les plantes et leurs effets bienfaisants. Shampoing au henné, masque à l'argile, savon à l'huile d'amande douce… Découverte des valeurs apaisantes des plantes naturelles. Nouveauté ? Nullement car dans nos coutumes marocaines, ces plantes ont toujours occupé une place de choix. J'ai grâce à ma grand-mère découvert l'intérêt de ces plantes. Elle a préféré me décrire ses préparatifs pour le bain–maure. Le soir, elle se fait un masque pour les cheveux à base d'huile d'olive. Pour son visage elle utilise de l'huile de ricin. Le henné plante séchée et moulue était mélangée avec de l'eau de pétales de rose, des écorces d'orange et de noyer, quelques clous de girofle pour obtenir une pâte homogène et onctueuse. Ma grand-mère s'en enduit les cheveux. Toutes ces plantes ont pour effet de renforcer le cuir chevelu, arrêter la chute de cheveux, fortifier et faire briller la chevelure. Ainsi à chaque mouvement de tête, ma grand-mère laisse derrière elle un bouquet de senteurs orientales.
Elle montre sa chevelure a soixante quinze ans, elle n'a jamais souffert ni de calvitie ni chute de cheveux, mais surtout elle n'a jamais utilisé d'autres produits que ses plantes. Elle les cueille, les sèche, les moud, les tamise et les enferme soigneusement dans de petits bocaux en terre qu'elle place dans ses placards, entre ses vêtements. Ah ! bien sûr, je comprends mieux pourquoi dès que je pénètre dans la chambre de grand-ma, j'ai toujours l'impression de retrouver les parfums envoûtants décrits dans mes contes d'enfants. Revenons aux préparatifs de grand-ma. Le rituel n'est qu'à ses débuts. En effet la sortie « la journée » du bain est un véritable cérémonial : bain purifiant, relaxant et surtout embellissant. Soins esthétiques sans produits cosmétiques : produits fait par soi, pour soi. Ma grand-mère prépare en été, pour l'année, de l'argile grise qui sert de masque lissant pour les cheveux, et de gommage pour le corps. Ce dernier est déjà enduit de savon noir pour désincruster la peau à l'aide d'un gant en crin. De retour de son bain ma grand-mère se met du henné sur la plante des pieds et sur les mains pour les protéger. Le musc lui sert alors de parfum et de déodorant. Les yeux tracés au khôl, les lèvres brunies par l'écorce de noyer qui est mâchée pour cet effet. Voila tout un art traditionnel pour se mettre en valeur tout en utilisant les plantes du terroir et le savoir-faire hérité de génération en génération. Ma grand-mère avec un sourire malicieux et moqueur me dit : « J'espère que ta peau sera comme la mienne quand tu auras mon âge !! » Pour relever le défi, je lui montre tous mes produits à base de plantes en essayant de la convaincre que « ses plantes » sont à la mode.
Ghizlane 16ans
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Dans l'imaginaire collectif, plus on avance dans l'âge plus on devient sage (et donc on réfléchit mieux que les moins âgés) cette équation est elle toujours correcte ? Dans toutes les cultures, la vieillesse est considérée comme la période de la vie ou l'homme devient plus sage et plus sensé.
Haithem chtouki
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La pérennité de l'homme dépend de deux facteurs essentiels. Le premier consiste à l'adoption de l'héritage ancestrale de la culture traditionnelle et le second consiste à l'adoption de nouvelles cultures. Quelles sont les différences entre ces deux facteurs ? Nous savons bien que l'être humain pense ; raisonne ; agit ; crée, et se développe. Ainsi s'accumulent les informations, les biens, les outils et les moyens de produire et de développer tout ce qui et nécessaire a la vie. L'ensemble de ces richesses peut être géré par « la culture ».
Aussi, nous pouvons distinguer, dans la plupart des cas, que la culture ancienne et la nouvelle, se chevauchent ou s'intercalent. Mais les deux forment un tout avec des échanges mutuels. Aujourd'hui, les jeunes gardent ce qui est ancien et cherchent à le développer ou à l'ignorer. Par exemple, dans le domaine de l'art musical, des groupes de jeunes chanteurs s'intéressent aux chansons que leurs parents ou grands-parents ont appréciées et écoutées, en même temps ils inventent d'autres musiques. Dans le domaine de théâtre les jeunes s'inspirent des pièces très anciennes, ou créent de nouvelles pièces de théâtre en y associant d'autres arts (chorégraphie, musique). Il en est de même pour les habits, l'alimentation, les déplacements. Ces dernières années les jeunes s'intéressent de plus en plus aux grandes questions comme l'intégrité territoriale, la démocratie, le droit des enfants, droit des femmes, l'égalité des chances… Les jeunes sont de plus en plus conscients des changements qui s'opèrent et essayent de les analyser pour mieux s'y adapter.
SAAD FIKRI
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J 'ai rêvé la nuit dernière ***** On dit oui à la paix, non à la guerre ***** Je me suis réveillé avec un sentiment amer
BEL Bachir Othmane
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Pessimisme ? Idéalisme ? Qu'en est-t-il réellement ?
L'avenir est bien le sujet prédominant chez nous, jeunes bacheliers, peut être que cela ne se voit pas, mais croyez le, savoir que tout se joue cette année augmente le stress bien qu'il existe déjà…
Hamza Lahiani
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Top modèle mondial ou arabe, dernière chanteuse à succès, à qui je ressemble ? Accepter mon corps en tant que jeune fille. Tantôt bridé, tantôt bradé, notre corps de tout temps a été tiraillé entre conventions sociales et aspirations personnelles. Ils est tabou, interdit, empreint de « hchouma » et « wili wili » (la honte). Dans un Maroc aujourd'hui plus que jamais ballotté entre tradition et modernité, quel est notre rapport, nous jeunes Marocaines, à notre corps ?
A l'époque de nos grand-mères, les femmes n'avaient pas droit de cité hors de leurs maisonnées. Lorsque rarement elles sortaient, elles étaient couvertes de la tête aux pieds, « haiq », « djelaba » et yeux baissés. Mais à l'époque, l'habit était un moyen de préserver la pudeur de la femme de toute agression même celle que peut constituer le regard de l'homme. Car une fois à l'abri des regards des autres, les corps des femmes, souvent étaient soignés et adulés à grands renforts de rituels et de secrets de beauté. « Hammam », « hénné », «souak », « musk » et pétales de roses, tout a été mis à contribution pour que ces femmes, épouses et concubines soient belles et parfumées. Depuis, canons de beauté et mentalités ont changé. Les femmes occupent l'espace public autant que leurs alter-ego masculins. Elles ne sont plus confinées au seul rôle de mère et de femme au foyer. Leur corps n'est plus seulement un objet au service du mari et de la fécondation. Les femmes ont pris conscience de leur corps. Il sort, s'affiche, se dévoile et revendique sa féminité sur la place publique, comme pour confirmer la prise de pouvoir des femmes sur ce corps, leur volonté d'en être maîtresse absolue, de s'affirmer en tant qu'être à part entière, libre de corps et d'esprit. Les Marocaines prennent de plus en plus soin de leur corps. Avec leur destin, elles prennent leurs corps en main. Régimes, sport, massages…, la Marocaine n'est plus cette femme qui, pour rentrer dans le rang social, se devait d'être « ronde » appétissante. Le tour de taille des Marocaines est passé du 46 au 36. Il s'accorde à l'air du temps et aux mensurations au look d'actrices de Hollywood et de chanteuses libanaises. Ce changement serait positif et preuve d'évolution s'il découlait véritablement de la volonté des femmes de s'affirmer, d'être elles-mêmes tout simplement. La réalité semble pourtant différente. Bon nombre de Marocaines sont au quotidien trop apprêtées. A force de vouloir à tout prix, s'identifier à ces icônes préfabriquées (stars d'Hollywood et chanteuses libanaises), elles finissent par en devenir des caricatures. « Un copié mal collé » Trop « fashion victimes », trop maquillées, trop maniérées, trop !!! Parallèlement, les Marocaines, à l'image de notre société, donnent l'impression d'être cramponnées aux extrêmes. D'un côté les voilées, mais qui le font malheureusement trop souvent moins par conviction que par hypocrisie, suivisme, ou dépit. Parfois ce même voile leur apporte tranquillité, licence pour obtenir leur liberté d'agir, de circuler sans trop éveiller l'attention des « voyeurs permanents ». Ces femmes, dont les corps sont affranchis, après avoir été longtemps sous résidence surveillée, semblent ne plus savoir que faire de cette liberté. Plutôt que d'évoluer, leur rapport au corps a régressé. Et comme dans notre société, l'habit fait le moine, nous arrivons à des extrêmes, où des intégristes scandent, des propos infâmes à l'égard des femmes. Pendant que leurs apparences changeaient, leurs mentalités semblent avoir « bugué », car cette pseudo-libération des corps n'est en réalité qu'un leurre, une hypocrisie de plus dans un Maroc où paradoxes et contradictions sont légions.
Hasna El Hanafi & Achraf Lyazidi
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L'auteur : Mme Halima Zine EL abidine Mise en scène :Mohamed larbi Ajbar Musique :Soufian wasmih, youssef, Nasrallah Oukhouya. Encadreurs artistiques : Karim lkhlifi Rachid El Khatabi et Ghassan El hakem. Conception et suivi du projet : Mme El Bouri Asmaa. Distribution : Ghizlane Belmaati , Adam Lahlou,Kawtar zkik, Amine talidi, Fatima zahra Twil, Sliman Ramzi, Rajaa Baidak, Sanhaj Ayoub,Younes Saber, Soufiane Wasmih. Présentation : Dans cette pièce de théâtre, Halima Zine El Abidine, soulève le problème de la délinquance juvénile surtout dans le milieu scolaire. En effet ce fléau est inhérent à nos établissements, il est même devenu un élément banale dans cet environnement,un vécu quotidien de certains adolescents. C'est pourquoi cette pièce a été aisément interprétée par plusieurs troupes de jeunes artistes. La pièce « A qui la faute ? » traite l'histoire d'une jeune adolescente incarcérée, à la fois innocente et victime qui se remémore, comme un flash-back, des souvenirs heureux et malheureux, vécus à l'entrée du lycée : univers de contradictions et de rencontres, qui est privilégié par les jeunes. Elle se revoit, avec ses camarades tentant de répondre à de multiples questions : -"Quelles sont les causes de leurs échecs ? -Comment ? Pourquoi s'adonnent-ils à ces drogues nocives ? -A qui incombe la responsabilité ?" ... Lycée Hassan 2 Rabat |