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La Francophonie au Maroc
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Journée Internationale de la Francophonie . - Institut français de Rabat (Espace Bleu)

 

LA FRANCOPHONIE SOUS UN OEIL ARTISTIQUE

 

Malek, chanteur, producteur, compositeur, marocain vivant en France nous livre ses rapports avec la francophonie.

Elèves : Quels étaient vos débuts avec la chanson française ?
Malek : C'était avec Jacques Brel, Enriquo Macias. J'avais cinq ou six ans, j'ai commencé à écrire à l'âge de quinze ans, en découvrant la guitare ; après le bac je suis parti en France pour étudier, et là j'ai joué avec mon premier groupe de musique. J'ai rencontré un producteur dans un café de théâtre en 1981 .Il m'a proposé d'enregistrer un 45 tours. C'est à ce moment là que je me suis lancé dans la musique.

"Quand j'écris et chante
en français, ma sensibilité reste marocaine. "

E : Pourquoi chantez-vous en français et non pas en d'autres langues, en l'occurrence
L'arabe ?
M : Tout simplement parce que le français est ma langue maternelle, je suis d'un père marocain (oujdi) et d'une mère française .mais je chante aussi en arabe ce n'est pas un choix, c'est une réalité.
E : A qui sont adressées vos chansons ?

Quand j'écris et chante en français, ma sensibilité reste marocaine

Portrait du chanteur Malek réalisé par Ahmed Amine Amiroune, 2B. S. Math, âgé de 17ans

M : Une chanson est un pont entre soi et l'autre, je crois que mes chansons sont adressées à tous les francophones qui veulent rêver…

E : Vous êtes marocain, cela a-t-il une grande influence sur vos chansons ?
M : C'est incontournable quand j'écris et chante en français, ma sensibilité reste marocaine.

E : Avoir deux cultures différentes, est-ce pour vous un handicap ou un atout ?
M : C'est certainement un atout, c'est comme avoir quatre yeux, on y voit peut- être mieux et plus clair ! Surtout, dés l'enfance, on apprend déjà à accepter et à tolérer l'autre plus facilement et parce qu'on est soi-même différent.

"Avoir deux cultures, c'est comme
d'avoir quatre yeux, on y voit mieux et plus clair. "

E : Vous êtes un chanteur francophone, comment vivez-vous votre francophonie ?
M : Je la vis le plus normalement, je ne me pose pas trop de questions là dessus. La langue est un outil, cette sensibilité de l'esprit est importante. C'est un relais.

 

Avoir deux cultures, c'est comme d'avoir quatre yeux, on y voit mieux et plus clair


Propos recueillis par des élèves
âgés entre 17 et 18 ans

Lycée My Taïb Elalaoui à
Salé

 

 

 

 

 

 

 

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