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Les
voies de circulation : Le Maroc dispose de 57 521 km
de routes dont 29 952 km revêtues (1998). Le réseau est particulièrement
dense dans le Nord- Ouest, assurant de bonnes liaisons entre
le littoral atlantique et les villes de l'intérieur. Des axes
traversent le Haut-Atlas vers le Sud aux cols du Tizi-n- Machou
et du Tizi-n-Test vers Taroudant et Agadir, du Tizi-n-Tichka
vers Ouarzazate et la vallée du Draâ. Le col du Zad permet
la liaison entre la région de Meknès et le Tafilalet. Une
autoroute relie Settat à Asilah en passant par Casablanca,
Rabat, et Kénitra. Une autre autoroute relie Rabat à Meknès
et Fès. La route "irrigue" particulièrement les régions peuplées
et développées mais sa pénétration dans tout le pays permet
de bonnes liaisons et des débouchés. Des camions assurent
le transport des denrées "chères" ou périssables (primeurs,
produits laitiers, poissons, etc.), des combustibles
et des produits miniers.
Un réseau ferroviaire, d'une
longueur d'environ 1 900 km, est géré par l'Office National
des Chemins de Fer (ONCF). Il dessine un grand cercle enveloppant,
sans le pénétrer, le bloc montagneux des Atlas; son tracé
actuel lui permet de desservir les grandes régions économiques
agricoles, industrielles et minières . Une prolongation au-delà
de Marrakech est envisagée jusqu'à Tarfaya et Laayoune.
Des trains rapides ont dans les dernières années amélioré
les liaisons, spécialement entre Rabat, Casablanca et Meknès.
Les recettes du trafic ferroviaire hors transport des phosphates
sont équilibrées entre le transport de voyageurs (environ
13 millions de voyageurs/an qui rapportent 440 millions de
dirhams) et le transport des marchandises (450 millions de
dirhams en 1999 - hors phosphates).
Le trafic portuaire, dont le
total s'élevait en 1999 à 52,6 millions de tonnes, se répartit
en 24,1 millions de tonnes de marchandises chargées et 28,5
millions de tonnes déchargées. Le port de Casablanca
traite environ 38% des tonnages échangés. Mohammédia
est spécialisé dans l'importation des hydrocarbures, Tanger
dans les voyageurs et le port de Jorf Lasfar est équipé pour
le chargement des phosphates et produits dérivés. L'aéroport
Mohammed V de Casablanca assure 50% du trafic passagers et
85% du frêt marocain. Il précède les aéroports de Marrakech,
Agadir et Tanger en terme de passagers transportés. Activité
commerciale: L'ensemble des activités tertiaires (hors
administration) assure 38% du PIB et l'activité commerciale
représentait 12,4% du PIB en 1999 ; elle est concentrée
sur les villes, les souks ruraux mais aussi, rompant les circuits
traditionnels, autour des organismes d'Etat, comme l'Office
National des Céréales (ONC). La redistribution des produits
importés, comme celle des productions locales, est concentrée
essentiellement sur Casablanca, compte tenu de la prééminence
de son port et de ses activités localisées dans les zones
industrielles proches.
Les structures du commerce de détail sont hétérogènes
: traditionnelles ou modernes, sédentaires ou ambulantes.
A côté des marchands détaillants, le plus souvent indépendants,
s'est développée toute une frange "informelle" de marchands
de rue, de colporteurs. Quelques grandes surfaces, hypermarchés
et supermarchés, font progressivement leur apparition et se
développent depuis 1997. Elles ne dépassent pas la centaine
et sont concentrées dans les grandes villes.
L'essentiel des échanges du
Maroc se fait avec l'Europe et spécialement avec les
pays de l'Union Européenne qui absorbait près de 73,9% des
exportations marocaines en 2001 (contre 74,8% en
2000). La France est de loin son premier client et son premier
fournisseur représentant 25,6% des échanges commerciaux du
Maroc en 2001 (contre 27,5% en 2000). Ainsi, en 2001, le marché
français absorbait 31,9% des exportations marocaines (l'Espagne
représente 11,5%) et en sens inverse, la part de la France
dans les importations du Maroc était de 21,7% (9,8% pour l'Espagne).
Les biens d'équipement constituent le poste le plus important
des importations marocaines avec les produits énergétiques.
Les importations portent également sur des demi-produits tels
que les produits chimiques, le soufre brut, le fer ou l'acier.
Dans le chapitre des exportations, on trouve par ordre de
valeur décroissante : les vêtements confectionnés, les phosphates,
les produits de la mer, les engrais naturels et chimiques
et les produits agricoles frais ou transformés (fruits et
légumes, conserves...).
La balance commerciale marocaine reste déficitaire
et le taux de couverture des exportations par rapport aux
importations ne dépassait pas 64,8% en 2001 et 64,5% en 2000.
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