Place du tourisme dans l'économie:
En 1999, ce secteur a réalisé 17 milliards de dirhams
de recettes (16,2 en 1998). Il constitue désormais la première
source en devises du pays devant les recettes des ventes
de phosphates et dérivés et les transferts des résidents
marocains à l'étranger. Cette activité contribue à hauteur
de 7,8% à la formation du PIB et représente le dixième des
recettes de la balance des paiements. La valeur ajoutée
générée par le tourisme international est estimée à 12 milliards
de DH. L'Etat tire près de 3 milliards de recettes fiscales
des activités touristiques. Cette industrie génère près
de 600 000 emplois. En 1999, 671 millions de DH (1 DH=0,60
FF env.) ont été investis dans ce secteur et se sont concrétisés
par la mise en service de 52 structures hôtelières, renforçant
ainsi l'offre de 2 795 lits.

Retour des touristes étrangers :2,5 millions de
visiteurs ont séjourné dans le pays en 2000 (chiffre sensiblement
identique pour 2001), soit une progression de 8,7%
par rapport à l'année précédente. Depuis 1996, le Maroc
enregistre une progression lente mais continue des arrivées
de touristes ;. celles en provenance du continent européen
ont augmenté de 17,9% en 1999. En revanche, le nombre de
touristes en provenance des pays du Maghreb baisse régulièrement.
L'engouement des Français qui représentent aujourd'hui plus
de 41% des visiteurs européens, et dont les arrivées ont
augmenté de 28,5 % par rapport à 1998, se confirme. Les
résultats enregistrés sur les huit premiers mois de l'année
2000 indiquent une augmentation de 9,4% du nombre d'arrivées
de touristes (1,72 million) et de 11,9% des recettes (13,2
milliards de DH) par rapport à la même période de l'année
précédente.
Les défaillances du secteur: Le " produit Maroc
" souffre de maux identifiés depuis fort longtemps.
On peut citer de façon globale les problèmes auxquels se
trouvent confrontés : - les investisseurs : l'absence
d'une véritable stratégie de développement jusqu'à la mise
en oeuvre en janvier 2001 du plan Azur (visant
l'objectif de 10 millions de touristes en 2010), le coût
très élevé du foncier, un financement coûteux, et des mesures
fiscales peu incitatives - les touristes : lenteurs
des formalités administratives d'accès dues à l'insuffisance
des effectifs de police et de douane, manque de moyens
de transports, faible qualité des prestations au niveau
des établissements d'accueil (hôtels, restaurants, cafés),
vétusté d'un bon nombre d'unités hôtelières, harcèlement
de toutes sortes (mendiants, enfants, vendeurs), comportements
abusifs des bazaristes et des taxis, défaut d'animation,
etc. De nombreuses actions ont été menées ces dernières
années pour tenter d'assainir l'environnement touristique
: campagnes de classement et de contrôle des hôtels, mise
en place de " brigades touristiques ", campagne de sensibilisation
du public quant à l'intérêt du développement du secteur
touristique..
- la situation politique internationale
: fragilisation liée à l'actualité au Proche
Orient, mais notamment consécutifs aux événements du 11
septembre 2001 aux Etats-Unis.